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C'est la vie

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Révolution, pour le plaisir …
On se demande si certains étudiants ne rêvent pas de rééditer Mai 68 puisque chaque année, ils cherchent des occasions pour enflammer les universités françaises et mettre à feu et à sang les rues voisines. De tous temps les universités ont été noyautées par des mouvements politiques extrémistes, qui ne rêvent que de révolution en sanctifiant les défunts « Che Guevara » et « Karl Marx ». C’est comme s’il fallait, pour prouver que l’on est citoyen, savoir défier les gouvernements en place et conduire des troupeaux de mouton au bûcher.

Dans l’affaire qui nous concerne cette année c’est plutôt flagrant. Nous savons que depuis quelques années les universités demandent de plus en plus de moyens pour être à la pointe de la technologie et par la même occasion de l’emploi des diplomés. D’aucuns pensent que l’Etat, qui jusqu'à maintenant était le principal pourvoyeur de fond des Universités, doit être réduit au simple rôle de simple planche à billet. Mais ce qu’oublient ces étudiants c’est que la fortune de l’Etat n’est pas constituée de l’impression de nouveaux billets de banque, mais bien par les impôts que les citoyens, y compris leur parents, s’acquittent chaque année. Par difficile de l’ignorer lorsque l’on n’est pas sois même imposable. Il suffirait peut-être de demander un peu plus d’argent aux parents pour que ça fonctionne. Mais dans ce cas l'université ne serait pas accessible à tous.

Depuis plusieurs années, des Présidents d’Université, savent que les recettes de l’Etat ne sont pas extensibles, à moins de demander aux citoyens, déjà étranglés, de mettre la main au porte monnaie. C’est pourquoi certains ont demandé une certaine autonomie en matière de gestion budgétaire afin de pouvoir se faire aider par des entreprises privée. L’Etat qui souhaite réduire ses coûts ne s’est pas fait prier. Toutefois ce dernier devrait le financier majoritaire et exercer un controle de légalité sur les recettes et les dépenses des Universités.

Mais le risque c’est les Universités deviennent plus pointues et les étudiants plus performants, ce qui n’est pas du goût d’une poignée de contestataires qui envisageaient de passer leur retraite, à ne rien faire, sur les bancs des amphis. Même, les lycéens, qui ne sont pas concernés, veulent s’en mêler. Au fond si chaque année on pouvait passer un Bac au rabais, ce serait formidable. Et avec tout cela ils voudraient qu’on les embauche avec un gros salaire. Faut pas rêver, mais à force de fumer des pétards un peu trop gros j’ai bien l’impression qu’ils prennent leurs désirs pour des réalités.

Yannick Sourisseau
Dimanche 11 Novembre 2007