Et ma planète

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Cinq minutes dans l'obscurité
Éteindre les lumières et les appareils en veille afin d'interpeller les citoyens, s'il en reste, et leur faire comprendre que notre terre a besoin de ce geste, n'est pas chose aisée. Bien sûr il y a les âmes chagrines qui disent toujours que ça ne sert à rien et que si la terre se meurt c'est la faute des autres. Eux ils peuvent continuer à surconsommer, à allumer toutes les lampes tous les appareils, pourvu que la fée électricité soit bonne et leur donne beaucoup de confort et après eux le déluge.

Pour ma part, comme je m'y étais engagé dans le magazine que j'anime, j'ai effectué ce geste citoyen en allant directement au tableau d'abonné, et en coupant toute l'alimentation électrique pendant cinq bonnes minutes. Je n'en tire pas de gloire, mais je suis heureux d'avoir contribué pendant quelques minutes, à infléchir la courbe du réchauffement climatique.

Plongé dans l'obscurité, les volets ouverts j'ai regardé à l'extérieur pour voir combien de maisons étaient éteintes elles aussi. Malheureusement j'étais bien seul. Pire, certains avaient allumé toutes les lampes extérieures, en plus de celles de l'intérieur. Hasard ou pied de nez à ceux qui se battent pour sauver leur planète, je ne le saurais jamais. Mais force est de constater qu'il y a encore des efforts à faire.

Mais l'idée fait son chemin. Moi-même il y a quelques années j'aurais été imperméable à ce genre d'initiative. Mais depuis j'ai pris conscience qu'il fallait se prendre en main et ne pas dire que si la terre se réchauffe, si la neige ne tombe plus sur les sommets, si les catastrophes climatiques sont de plus en plus nombreuses, c'est la faute des chinois, des américains, des autres, toujours les autres. Non c'est de ma faute, de la vôtre, de nous tous.

Yannick Sourisseau
Jeudi 01 Février 2007