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Visite aux Caves de la Loire
Par Yannick Sourisseau | le 17 Février 2007 | lu 8963 fois
C'est l'un des fleurons de la viniculture du Val de Loire. Les Caves de la Loire, la "copé" comme on l'appelle familièrement sur les coteaux de l'Aubance, est une institution au savoir faire incomparable, apprécié par de nombreux viticulteurs de la région angevine. La visite de cette entreprise est inscrite dans l'opération de tourisme économique "Made in Angers" proposée chaque année en Février - Mars par l'office de tourisme Angers Loire Tourisme.
Les visiteurs à la chaine d'embouteillage
Implantée sur la commune de Vauchrétien, à l'ombre du Château de Brissac, la coopérative vinicole "les Caves de la Loire" est l'une des plus grosses entreprises vinicoles de la région de l'Aubance. Compte tenu de sa spécificité, de son savoir faire et de la curiosité qu'elle peut susciter, cette entreprise est inscrite pour la seconde année consécutive à l'opération "Made in Angers" organisée par l'Office de Tourisme Angers Loire Tourisme. Ouverte à la visite tous les jours de la semaine, ils n'étaient que cinq, ce jeudi 15 février 2007, à avoir fait le déplacement vers Vauchrétien pour tout savoir sur l'industrie vinicole.
Revêtus d'une blouse blanche à usage unique, obligatoire dans toute entreprise agro-alimentaire, les cinq visiteurs se sont laissés guider pendant plus d'une heure par Nicolas, un jeune lycée du collège agricole de Montreuil Bellay en contrat d'alternance aux Caves de la Loire.
Les Caves de Loire font partie du groupe Loire Propriétés, lequel regroupe 5 caves du Val de Loire, spécialisées dans la commercialisation des vins de Loire : Les Caves de la Loire à Brissac, Pierre Chainier à Amboise, Confrérie des Vignerons de Oisly et Thésée à Oisly, Besombes Moc Baril à Saumur et Caves des vins de Rabelais à Chinon. 350 viticulteurs de la région de Brissac, des coteaux de l'Aubance, du Layon et même de la région de Saumur, sont adhérents des Caves de la Loire, ce qui représente 18 500 hectares de vignoble pour une production annuelle de 110 000 hectolitres de vins. De nombreux viticulteurs confient l'intégralité de leur récolte aux Caves de la Loire, l'entreprise se chargeant de manière quasi-industrielle de la vinification, du stockage et du conditionnement, aux couleurs de la coopérative ou de celles du vigneron.
Chaque année, une cohorte de tracteurs, tirant des remorques chargées de grappes, soit en benne, soit en bacs, sillonnent les routes angevines en direction des Caves de la Loire. Une batterie de 9 pressoirs pneumatiques, ultra perfectionnés, pilotés par ordinateur, prennent en charge le raisin pour le presser et mettre en fermentation dans les énormes cuves installées dans les entrepôts voisins. Un pressoir à vis assure le pressage de la récolte destinée aux vins moelleux tels que les vins des coteaux de l'Aubance et du Layon.
L'ensemble de la récolte, qu'elle soit issue des cépages cabernet franc, cabernet sauvignon, chenin, chardonnay, sauvignon, gamay, grolleau, est prise en charge par les Caves de la Loire. Tous ces vins seront vinifiés ensuite par l'entreprise brissacoise à l'exclusion des crémants de Loire, qui partiront vers les caves saumuroises. Quant au résidu du pressage, il partira vers la distillerie de Thouarcé, pour la fabrication du "marc de raisin".
Modernisme et qualité.
Entre modernisme et tradition
Un imposant circuit de tuyaux de différentes tailles, alimente les cuves de stockage d'une capacité de 200 000 hectolitres, installés dans des bâtiments appelés "chapelles". L'ensemble du dispositif est piloté par des automates assurant la surveillance de la température des cuves, le passage vers les zones de filtration et la distribution de la zone de conditionnement. Les Caves de la Loire, conditionnent le vin selon deux méthodes : la mise en "bag inbox" (cubitainer souple sous vide) grâce à une machine prototype et la mise en bouteille de verre grâce à une chaîne d'embouteillage ultra moderne. L'entreprise vinicole produit 13 millions de bouteilles par an, à la cadence de 5000 bouteilles à l'heure, du lavage du flacon neuf, en provenance des verrerie de Saint Gobain, jusqu'à la mise sous carton de 6, après être passé par les phases de remplissage et de mise en place du bouchon à vis ou en liège, selon les types de vin. Quelques personnes, des techniciens régleurs de machines, suivent le cheminement des bouteilles.
Les Caves de la Loire travaillent également à façon pour des négociants étrangers ou locaux, en assurant l'embouteillage, le vin arrivant par citerne à Vauchrétien. C'est ainsi que les visiteurs ont pu voir des bouteilles de Muscadet, de Pouilly Fuissé ou encore de vins californiens.
Malgré cette méthode industrielle, la coopérative des Caves de la Loire produit des vins d'excellente qualité, puisqu'elle respecte les méthodes de vinification traditionnelle, à grande échelle certes, mais de manière identique à celle des vignerons vinifiant au domaine. D'ailleurs les Caves de la Loire s'honorent de nombreux prix et distinctions obtenus dans les concours vinicoles les plus réputés.
Les visiteurs qui ont apprécié un Rosé de Loire bien frais, servi à l'issue de la visite, semblaient satisfaits et sont repartis ravis d'en savoir un peu plus sur les entreprises dynamiques mais souvent méconnues de la région Angevine. A l'exemple de Hui, un jeune étudiant chinois à l'ISTIA (Institut des Sciences et Techniques de l'Ingénieur) à Angers, qui venait par curiosité, mais qui nous a confié que ses compatriotes étaient aussi amateurs de bons vins. Ou encore Paul, un retraité qui participe à "Made in Angers" depuis 3 ans par curiosité sur les "process" mis en œuvre par les entreprises locales, mais aussi pour s'imprégner de la réalité économique et sociale des structures angevines.
A signaler que d'autres visites sont organisées dans le cadre de "made in Angers" et que les Caves de la Loire organisent une journée "portes ouvertes" le 21 Avril 2007.
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Aubancine, Bécassine ou plutôt Aubanc’in ?
Le nom de la montgolfière d’Arc en Ciel d’Anjou, aux couleurs de Brissac-Quincé et de l’Anjou, fait causer. Si le ballon n’a pas été officiellement baptisé, il le sera le 28 Août prochain, le nom communiqué sur les différents supports de communication, étant celui d’Aubancine, il ne fallut pas longtemps à certains pour le transformer en Bécassine, la célèbre bonne bretonne dessinée par Pinchon au siècle dernier. Précision faite lors de la dernière réunion publique de l’association par Madame la Présidente, le véritable nom serait : « Aubanc’in », c’est à dire dedans, dans le coup, dans le vent, à la mode….
Restriction d’eau en Anjou
La Direction Départementale des Territoires informe la population angevine qu’un arrêté préfectoral en date du 29 Juin 2010 place les cours d’eau du Maine et Loire sous le régime de la vigilance et de la restriction. Sur les 20 cours d’eau que compte le département quatre sont en état de vigilance. Il s’agit du Loir, l’Aubance, l’Evre et le Brionneau. Une rivière fait l’objet de restriction : l’Oudon. La situation hydrologique qui peut évoluer en fonction des conditions climatiques est consultable sur le site web de la DDT
Elle s’appelle Aubancine
Ça y est la ville de Brissac-Quincé, l’un des hauts lieux de la montgolfière en France et en Europe, va accueillir son propre ballon. Cette nouvelle montgolfière qui devrait porter les couleurs de la ville phare de l’Aubance, le plus haut possible dans le ciel, s’appellera « Aubancine ». Une convention a été signé entre la ville et la société « Montgolfières d’Anjou », pour une exploitation de cinq ans. Cette société sera chargée de la faire voler dans toutes les manifestations importantes, notamment à Caluso, la ville jumelle et en Suisse, mais aussi dans plusieurs meetings français. Première sortie prévue : le 4 Juillet prochain pour la Rillaudée.
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