En Loire Aubance, qui ne connaît pas Yannick ? Les employés du siège de la communauté de communes Loire Aubance et les secrétaires des mairies adhérentes, le croisent régulièrement, puisqu’il est le webmaster du site web communautaire. Ceux qui fréquentent le nouvel espace public numérique de Saint Melaine, connaissent également Yannick, puisqu’il est l’animateur multimédia, à mi-temps de cette structure. Ceux qui savaient que Yannick est aussi un excellent photographe, sont plus rares. Et pourtant, c’est son métier.
Titulaire d’une licence de biologie, Yannick est avant tout un scientifique. Animateur du club photo des étudiants, il décide de poursuivre des études de photographe, en formation continue, jusqu'à l’obtention d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle. Et comme cela ne semblait pas lui suffire, il se lance un nouveau défi pour obtenir un diplôme universitaire d’assistant informatique, tout en se spécialisant dans le métier de webmaster. « Il
est plus facile de trouver du travail dans l’informatique que dans la photographie ! » nous confiera-t-il.
Mais Yannick Lecoq n’abandonne pas pour autant la photographie. Il en fait même son principal loisir. «
Quand c’est un travail, c’est moins passionnant. Un photographe est contraint de réaliser des clichés pas toujours intéressants. De cette façon je peux choisir mes thèmes sans être obligé de respecter une commande ». Mais Yannick a surtout besoin d’indépendance pour photographier ce qu’il aime, comme la danse ou la musique. Discret, peu bavard, il est souvent obligé de se faire violence pour s’imposer et prouver ses compétences.
C’est ce qu’il a fait récemment en se lançant dans la publication d’un livre de photographies et de poésie intitulé « avec mes yeux ». Une fois n’est pas coutume, Yannick avait reçu une commande, celle de l’école maternelle du Plessis Grammoire, un village angevin situé non loin d’Angers, son lieu de résidence. «
L’instituteur souhaitait une galerie de portrait d’enfants, sans sourire, sans expression, presque des photos exigées désormais pour les documents d’identité. L’idée me plaisait » dit Yannick Lecoq. Le résultat : des enfants au regard distant et interrogatif, plutôt emprunté à celui de l’adulte, qui remplace l’image naïve que chacun peut se faire d’un enfant.
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Suite à la rencontre avec Frédéric Pellerin, un ami littéraire, le projet a évolué. Il a flashé sur les photos, nous avons déliré ensemble, et nous avons eu l’idée de nous tourner vers ses amis poètes, pour qu'ils traduisent en texte, chaque regard. » continue Yannick, n’imaginant pas un seul instant qu’au total ils seront 29 auteurs à se lancer dans l’aventure. A cela s’ajoutera un éditeur allemand, ami de l’un des poètes, lui aussi séduit par le projet. L’ouvrage sera alors traduit en allemand, en anglais, en italien, pour en faire un véritable ouvrage européen.
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Les visages des enfants n’expriment aucun désir. Le photographe les a pris en photo au moment où toutes les aspirations et pulsations se sont retirées dans les angles secrets du corps ou de l’esprit. Mais les enfants ne paraissent pas moins vivants parce qu’ils retiennent ou cachent leurs émotions », précise John Taylor dans la préface du livre.
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Avec mes yeux offre un autre regard sur l’enfance, un clin d’oeil à l’adulte qui sommeille en chaque enfant, un hommage à l’enfant qui est en nous. » précise à son tour Yannick Lecoq. «
C’est une bonne expérience. Le projet m’a complètement échappé dès lors que l’éditeur s’en est emparé, mais je suis prêt à recommencer » avoue le photographe qui a pu ainsi prouver son savoir faire et trouver la confiance dont il avait besoin.
Avec mes yeux, ouvrage de 72 pages au format 27 x 18 cm, contenant 29 poèmes et 25 photos, est disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 18 €. Voir également le
site web de Yannick Lecoq