On nous le répète tous les jours, la terre se réchauffe, les climats changent, les glaces polaires fondent, notre planète est en danger. Progressivement nous prenons conscience de l’état de notre environnement, au point que certaines mesures économiques et sociales visant à rétablir l’équilibre dont notre terre à besoin, sont désormais au cœur des campagnes électorales. Plus près de nous, de nombreux programmes de candidats aux élections municipales de Mars 2008, proposent de s’investir dans une démarche dite de « développement durable ». Sans vraiment savoir de quoi il en retourne, certains candidats qui ne sont pas à une promesse près pour obtenir des voix, proposent même d’utiliser ce concept comme s’il s’agissait d’un simple outil capable de guérir tous les maux dont notre pauvre terre est atteinte. Pour éviter que ces termes couchés sur un acte de candidature ne soient qu’un simple argument de campagne, il semble important d’expliquer en quelques mots ce qui se cache derrière le développement durable.
Selon le rapport établi en 1987 par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. (Commission mondiale sur l’environnement et le développement) est considéré comme durable
un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Pour faire simple, le développement durable qui se situe à la confluence de trois préoccupations : écologique (ou environnementale), économique et sociale, est, pour ceux qui gèrent nos communes, un développement et un aménagement du territoire qui doit prendre en compte non seulement l’efficacité économique mais aussi et surtout la qualité environnementale et l’épanouissement de chaque individu. Autrement dit, il s'agit, en s'appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage, débat, partenariat, innovation, pérennité, réversibilité, précaution et prévention, solidarité sociale, géographique et transgénérationelle) d'affirmer une approche double et conjointe : dans l'espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre ; mais aussi dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir.
Plus que de simples mots, l’avenir de chacun de nous et surtout de ceux qui nous succéderont, en dépend. Le gaspillage des ressources naturelles, l’exploitation des hommes, les agressions envers les espaces naturels, constituent autant de menaces qui peuvent laisser craindre une autodestruction programmée de notre planète mais aussi une mise en cause même de notre société.
Si aujourd’hui, de plus en plus d’états prennent conscience de la gravité d’une situation qui intéresse tout le monde, c’est aux personnes de terrain, élus locaux et citoyens, de mener des actions et des politiques de développement plus douces et plus respectueuses de l’homme. Alors, y penser, l’écrire dans une profession de foi, c’est bien, mais passer aux actes, avec surtout des objectifs concrets, c’est encore mieux. Et, sur ce plan, rares sont les équipes qui proposent des actions, même modestes, pouvant être considérées comme durables.
D’ailleurs, plus que des actions ponctuelles, c’est une véritable philosophie que ces mêmes équipes se doivent d’adopter afin que tous les projets du prochain mandat, sans exception, s’inscrivent dans une démarche de développement durable. De l’aménagement d’un centre bourg, en passant par la construction d’une route, d’un stade ou encore d’un système de traitement des eaux usées, tout doit s’inscrire dans cette démarche qui rappelons le, doit être harmonieuse sur le plan environnemental, économique et social.
Mais le développement durable ne doit pas être l’apanage de quelques intellectuels ou écologistes extrémistes. C’est l’affaire de tous, que l’on soit élu du peuple ou simple citoyen, et de toutes les sensibilités politiques.
Certains candidats, désireux de passer aux actes, en ont fait leur leitmotiv, comme la liste de Lucien Hubert à Saint Saturnin sur Loire, ou encore celle d’Auguste Brémaud à Vauchrétien, lequel propose même de créer une commission extra municipale, sorte de conseil des sages, chargé de vérifier si les projets élaborés par le Conseil Municipal, peuvent êtres considérés comme durables. Et pourquoi pas une commission de ce type au sein du Conseil Communautaire Loire Aubance ?
Pour en savoir plus sur le développent durable :
Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable
ADEME
Eduquer au développement durable
Expertise développement durable
Site portail des démarches agenda 21 en France