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Voici venu le temps des moissons.
En Anjou comme partout ailleurs, l'été est la période propice aux moissons. Cette année, compte tenu des prévisions météo à la hausse, nombreux sont les agriculteurs qui avaient préféré le blé, l'orge ou l'avoine, des céréales moins gourmandes en eau que le maïs. En ces premières semaines de Juillet, dans les grandes plaines des Alleuds, Saulgé l'hôpital, Luigné et Chemellier, les énormes moissonneuses sont entrées en action.
La moissonneuse pilotée par David
Dès que les fortes chaleurs de l'été commencent à réchauffer les plaines céréalières de l'Anjou, le blé prend sa couleur dorée et les moissonneurs arrivent aussitôt derrière pour le faucher. Autrefois les paysans coupaient les céréales à la faucille ou à la faux et faisaient des gerbes nouées avec quelques brins de blé. On appelait ce travail bien particulier les « métives » et ceux qui effectuaient cette tache, les « métiviers ». Ultime trace de cette époque, aujourd'hui révolue, de nombreuses familles angevines portent encore le nom de « Métivier » comme nom de famille. Il n'est donc pas difficile d'imaginer le travail de leurs ancêtres. Rabelais, le poète vénéré en Anjou et en particulier dans les zones vinicoles, parlait des « mestivales » ce festin que les moissonneurs organisaient après la coupe des blés. Et il ajoutait même en vieux français «Les mestiviers qui beuvent voluntiers et sans eau». Le blé sur pied ainsi coupé et assemblé en gerbes, était transporté dans la cour de la ferme où il était battu à la main ou foulé au pied afin d'en recueillir les grains. Un peu plus tard sont arrivées les « machines à battre ou batteuses » qui se déplaçaient de ferme en ferme afin de prendre en charge les battages. Tous les paysans de la région et tous les volontaires, venaient dans la ferme où était installée la machine. Alimentée par un moteur à vapeur ou par un tracteur agricole, la machine happait les gerbes issues du tas, « le pailler », que le paysan local avait préparé et restituait d'un coté la paille hachée et de l'autre coté les grains, lesquels remplissaient au fur et à mesure des sacs en toile de jute. Sitôt plein, les sacs étaient emportés par quelques hommes costauds dans le grenier voisin. Les enfants quand à eux, distribuaient les bouteilles de vin aux travailleurs et les femmes préparaient le repas du midi, généralement un pot au feu ou des poules au pot. C'était une grande fête qui se répétait chaque jour dans toutes les fermes et les plus vieux d'entre nous en parlent avec nostalgie. Des fêtes des « métives », avec les engins d'antan et costumes d'époques, sont organisées dans de nombreux villages.
Aujourd'hui les temps ont bien changé. Les « métiviers » ont cédé la place à d'énormes mastodontes mécanisés qui se chargent de faucher les céréales, rejeter la paille sur le champ et collecter le blé, l'avoine ou l'orge dans une énorme trémie. Un tracteur équipé d'une gigantesque remorque viendra se placer en parallèle de l'engin que l'on appelle une moissonneuse – batteuse, afin de récupérer le blé à l'aide d'un déversoir situé en partie latérale de la machine. Les céréales ainsi récoltées seront acheminées vers les silos d'une coopérative agricole pour séchage. L'agriculteur céréalier n'aura plus qu'à encaisser le montant de sa récolte. A cette époque de l'année, et dès que le temps est propice, c'est-à-dire quand le soleil est omniprésent, les moissonneuses travaillent de 10h du matin à 3 ou 4h le lendemain sans interruption. Souvent très jeunes, les conducteurs se relaient, pour assurer de longues journées entrecoupées d'entretien de la machine. A l'exemple de David, un Lillois, qui vient à peine de passer son baccalauréat. Venu tout spécialement dans la région, dans une entreprise de travaux agricole de Chemellier, il assure le guidage, avec dextérité, de l'énorme machine sous les yeux du propriétaire du champ. « Cela fait cinq ans que je travaille pour les moissons, avec mon père. Mais cela fait deux ans que je conduis des moissonneuses. Nous partons de la région angevine et progressivement nous allons remonter vers le Nord, pour assurer les moissons pour divers entrepreneurs. C'est bien payé et ça me fait de l'argent pour mes études ! » A l'ère des technologies de l'information et de la communication, les engins se sont modernisés. Un petit volant et un manche à balai servent à guider la moissonneuse. Un ordinateur de bord retransmet sur un écran à cristaux liquides, l'ensemble des informations nécessaires au conducteur. Vitesse – l'engin roule à 2.7 Km/h – mais aussi remplissage de la trémie de grain, hauteur de coupe et rendement, sont les renseignements, parmi d'autres que le jeune conducteur d'engin peut obtenir. Alors que le soleil se couche, l'engin tourne inlassablement autour de la parcelle, tous phares allumés. « Nous avons cinq machines de la même entreprise dans le secteur ! », nous confie David, heureux de voir son collègue venir le remplacer, le temps qu'il se restaure. Même si aujourd'hui, les cabines sont insonorisées et parfois climatisées, la longueur des journées rend le travail harassant, d'autant que le sol n'est pas très plat et que la machine évolue dans un nuage de poussière. Et quand il s'agit de couper de l'orge ou de l'avoine, ça gratte un peu.
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A noter sur vos agendas
5 000 à 6 000 cycles à Brissac-Quincé le lundi 4 août 2008,dans le cadre de la semaine fédérale de internationale de cyclotourisme Saumur 2008 !
À l'occasion de cette manifestation, « Les vitrines de Brissac-Quincé » s'associent avec l'ESA Cyclo avec 4 actions concrètes : Un concours de dessins, réservé aux enfants de 4 à 11 ans sur le thème du vélo, un sponsoring pour le dépliant informatif, le financement partiel des tee-shirts des bénévoles, un voyage en montgolfière à gagner par tirage au sort effectué le 4 août parmi les cyclos. En attendant, habitants de Brissac et des environs retenez bien cette date.
Elle est libre, enfin !
C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons appris, ce mercredi 2 Juillet, peu après 21 heures, la libération de la franco-colombienne Ingrid BETANCOURT et de ses compagnons d'infortune, prisonniers des FARC depuis plus de 6 ans. Nous qui soutenions le combat mené pour sa libération, au travers d'une modeste bannière apposée sur notre site, nous sommes, comme tous ceux d'entre vous qui l'on soutenu, ravis de cette nouvelle. Et pour une fois, tous les journaux du monde ne s'ouvrent pas sur une catastrophe, mais sur un véritable moment de bonheur et une immense joie. Bravo Ingrid, que ton courage nous serve d'exemple. Comité de Soutien
Cherche familles d'accueil
Dans le cadre des échanges de jeunes qui auront lieu du 16 au 23 août 2008 entre les villes jumelles de Bzenec (République Tchèque), Egeln (Allemagne) et Mûrs-Erigné, les organisateurs érimûrois cherchent des familles d'accueil pour recevoir des adolescents et des encadrants. Pour tous renseignements, s'adresser au Foyer des jeunes (02.41.45.90.69) ou au Comité de jumelage (02.41.45.90.83).
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