Il en est parmi les spectateurs qui demeurent fidèles à un festival qu’ils suivent depuis ses débuts il y a sept ans. À ceux qui pourraient s’interroger sur la raison de leur constance, ils ont obtenu une partie de réponse de la bouche de Martine Sornay, invitée de la cérémonie de clôture. Celle-ci, présidente de Terra festival en Guadeloupe, l’a expliqué très naturellement : « Ce festival que j’ai découvert sur Internet ressemble beaucoup au nôtre avec ses films et ses soirées à thème. De chaque côté de l’Atlantique, on a les mêmes idées. Mais je vous envie avec votre organisation, vos débats animés par de véritables personnalités, vos visioconférences sans déconnexion, l’engagement de votre maire… Je trouve cette manifestation très décontractée ».
À la surprise du public, mais évidemment pas à celle des organisateurs, deux personnalités très appréciées des festivaliers ont débarqué au dernier moment à l’invitation de François-Noël Pavie, le directeur de la programmation, afin de participer à la remise des prix. Sur scène, Pierre Gay, directeur du bioparc, ancien zoo de Doué-la-Fontaine, et Fred Courant, l’animateur vedette de l’émission « C’est pas sorcier », ont donc rejoint l’insulaire Martine Sornay. Que du beau monde aux compétences établies dans leur domaine pour remettre les différents prix aux impétrants.
En recevant son prix du court métrage pour « Nordic Variations », le réalisateur Laurent Joffrion a tenu à rendre hommage au photographe animalier Vincent Munier, lequel cohabite à l’image avec le bœuf musqué : « Il est actuellement au Tibet et je vais lui annoncer la nouvelle. Sa justesse, son témoignage, sa poésie sont récompensés. Ses images valent autant que des grands débats ». De son côté, Sylvain Braun, primé pour son moyen métrage « Les artisans du changement » s’est attaché à démontrer que le développement durable peut être festif, joyeux et apporter du bien-être : « Marre des discours, ce sont les hommes qui sont en danger, pas la nature. Une espèce est en péril, c’est la nôtre ».
Excellents commentaires de Charles Berling, superbe musique, incomparables images, le long métrage « Vertige d’une rencontre » a été plébiscité par le public qui était appelé à voter à l’issue de chaque film en compétition. Suite à son prix obtenu lors du festival de Namur, Jean-Michel Bertrand est en train de collectionner les récompenses : « Que du bonheur ! Ce qui me fascine, ce sont ces festivals qui bougent et les rencontres qu’on y fait ».
Juste avant le début de la séance de cinéma, Omar Oumara Sekou, le sculpteur de Niamey est venu recevoir un chèque des mains du maire Philippe Bodard en tant que représentant d’une association qui finance des puits afin de maintenir une activité maraîchère dans les villages. En contrepartie et pour la cinquième fois consécutive, l’artiste a sculpté un crocodile en bois de séquoia afin de l’offrir à la commune. Outre cette œuvre animalière réalisée à l’échelle et destinée à rejoindre un parc de la ville, il a aussi créé de superbes répliques de girafes qui ont été offertes aux lauréats.