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Une balade australienne : à travers le Victoria
Par Marie Barini | le 19 Novembre 2006 | lu 4201 fois
Seize fois la France, voilà à peu près la taille de l’Australie. Accompagnée de Guillaume, son compagnon à la double nationalité franco-australienne et de son bébé, Suzanne, Marie, une Erimuroise, s’y est rendue et nous ramène une carte postale. Au placard l’esprit « backpacker » (comprendre « routard »). Il s’agit avant tout d’expérimenter la vie à l’australienne. Est-elle si différente de la nôtre ? Le but : vivre un bout de vie dans le Victoria, là-même où un bout d’famille est établi. Le prétexte : présenter la petite de six mois à la famille paternelle.
24 Juillet 2006 : 37°C à Paris, hiver doux à Melbourne
La Yarra River, au cœur de la ville de Melbourne
Quelque vingt heures d’avion auront suffi pour sentir les premiers effluves d’eucalyptus. Nous arrivons au cœur d’une banlieue résidentielle de Melbourne, au pied des Dandenongs. Alors volontiers, nous partons nous engouffrer dans ces collines. Au-dessus de nos têtes, cacatoès et perroquets en tout genre gardent les forêts alentour. Ces accents exotiques me surprennent. D’un coup, je mesure la distance entre ici et là-bas. Guillaume, quant à lui retrouve ses repères plus rapidement que prévu. Voici déjà six ans qu’il n’est pas retourné dans le pays paternel. Et tout lui paraît encore si familier. Alors il s’amuse de mon sourire béat devant une telle nature.
On est en hiver et pourtant… C’est en tenue de printemps que l’on déambule sur les bords de la Yarra River, au cœur de la City de Melbourne. A cette heure du déjeuner, la ville grouille de « costumes trois pièces », lesquels s’accordent parfaitement avec une marche sportive. Ça grignote un sandwich allégé en parlant affaires. Business ne semble pas vouloir rimer avec stress.
Changement de décor à quelques stations de tram : on gagne le quartier de Saint Kilda, sur la baie. Palmiers, jetée, bateaux… Les mâts se confondent avec les gratte-ciel, vus de la marina.
Mais ce soir, c’est footy, alors on ne traîne pas. Direction le Melbourne Cricket Ground. Au lendemain de la coupe du monde de football, on ne se préoccupe guère du soccer. Ici, le footy n’a rien en commun avec les « acteurs dramaturges » du soccer ; pensez plutôt à un match de rugby…made in Victoria. Le championnat fait vibrer tout un chacun. On soutient une équipe portant le nom d’un quartier de Melbourne. La tradition veut que l’on porte haut les couleurs de l’équipe que soutient son père. Et son grand-père avant lui. Si Guillaume est déjà affublé des couleurs des Bulldogs de Footscray, je n’ai, pour ma part que l’embarras du choix. Quoique, me voilà embrigadée par les supporters de Collingwood, emblème : la pie. C’est parti pour Collingwood ! L’ambiance bon enfant est garantie !
Sur la route…de l’océan
La Great Ocean Road tutoie les vagues
Doucement, je prends mes habitudes. Entourée de la famille, il est désormais aisé de se fondre dans la peau d’un Australien. Mais déjà, il est temps de prendre la route. Notre dévolu se jette sur la Great Ocean road, cette route serpente aux pieds des collines, nargue les falaises et titille les vagues mythiques de l’océan. Geelong, Torquay (Mecque du surf abritant la célèbre Bells Beach), Lorne, Apollo Bay : autant de bourgades dont le nom est évocateur. Sous un soleil généreux nous avalons les lacets. Hors du temps, nous contemplons, quelque peu béats, un paysage extraordinaire pour qui est amoureux de l’océan.
Alors l’on s’arrête encore et encore, histoire de respirer les effluves des mimosas et des eucalyptus… On fait durer le plaisir en roulant à 70 à l’heure, quand je retiens un cri ! Un… deux… une colonie de koalas mâchouille au-dessus de nos têtes ! Quoiqu’on en pense, il n’est pas si évident de croiser ces marsupiaux dans leur état sauvage, d’autant qu’ils sont en voie d’extinction. Gros pépères lymphatiques dotés d’impressionnantes griffes. Je me garderai bien de les chatouiller. Les observer est déjà un réel bonheur. On me tire par la manche : il est temps de remonter dans la Nissan…On me promet des baleines à Warnambool, dernière halte pour nous le long de la Great Ocean road. Nous y retrouverons une amie qui nous hébergera dans sa grande maison en bois, vue sur l’océan. Ce jour, les baleines ne se montreront pas. Ces temps-ci, cependant, on les sait remontées sur les côtes australiennes dans leur nursery pour y mettre au monde leurs petits. En effet, un espace protégé, loin des bateaux de pêche, est réservé aux cétacés. Décidément, la protection des animaux est un réel sacerdoce australien !
A la ruée vers l’or
Une reconstitution de la ruée vers l’or, Sovereign Hill
Nous nous écartons des côtes venteuses et ô combien meurtrières pour les colons qui s’y aventurèrent en bateau, deux siècles auparavant. Cap au nord . L’expression revêt un tout autre caractère en terre australe. Cap au nord, à nous le soleil, les terres arides et la chaleur.
Cela dit, pour arriver dans le désert, il nous faudrait plusieurs jours. Nous n’irons pas beaucoup plus loin que la frontière avec la Nouvelle Galle du Sud. C’est assez pour s’enfoncer dans les grandes étendues où paissent çà et là des troupeaux de moutons.
Les routes interminables où l’on rencontre seulement quelques road trains nous laisse un sentiment d’apaisement et de liberté inédit. Le vertige : on continuerait des jours et des jours.
Toutefois, il est bon de temps à autre de faire halte dans ces petites villes aux accents Far West. Castlemaine, Ballarat, Bendigo... Devantures dentelées, fers forgés. Le patrimoine architectural du Victoria est déconcertant pour qui ne considère comme historique que les cathédrales et châteaux forts. L’Histoire, on la suit. Une fois débarqués des côtes, après avoir essuyé les colères d’un océan guère complaisant, c’est vers les terres que les colons se dirigèrent pour apprivoiser à la mode occidentale une terre sauvage. Suivirent les travailleurs venus d’Europe ou de Chine. Australie, terre d’immigrants, depuis toujours … aujourd’hui, les orpailleurs se font plus rares…
Au fil de l’eau, sur la Murray river
Une petite maison victorienne, North Melbourne
Un pied dans l’état du Victoria et l’autre dans la Nouvelle Galle du sud. Entre Echuca et Moama, il n’y a qu’un pont, lequel surplombe la Merveilleuse Murray River. Toujours un peu plus vers le nord, toujours un peu plus chaud et ensoleillé. C’est là qu’on se sent happé par la Route. Pourtant, la Murray River invite au calme , à la sérénité. Les mimosas jettent leurs grappes odorantes dans une eau mordorée. Les bateaux à aube dans le petit port d’Echuca, héritage du siècle passé, nous emportent au fil de l’eau dans un univers vert grisé où se mêlent les parfums des arbres et la douceur du climat. Alors on se repose au milieu d’une nature qui n’a de cesse de nous émerveiller.
Après trois semaines passées dans le Victoria, cette région d’Australie, c’est l’heure, plus que jamais de se délecter de chaque petit plaisir que tout un chacun peut trouver en sortant de chez lui. C’est donc le moment de se demander : de quoi avons-nous envie ? Naturellement, hormis le dernier petit tour de marché au Victoria market de Melbourne, c’est sur Philipp Island que se jette notre dévolu. Au sud de la baie, cette île héberge pingouins, phoques et grands requins blancs. Le touriste vient ici s’émerveiller de la parade des petits pingouins, à la nuit venue. Attendrissant ? Le caractère artificiel que revêt cette « manifestation » l’est un peu moins. C’est donc les vagues et les plages que nous admirerons ces jours-là. Le site est magique pour qui est amoureux de la mer et des petites maisons de bois colorées. Nous regagnerons Melbourne le cœur empli d’air iodé, mais lourd à l’idée de quitter le sol australien. Dur, résolument dur de décoller et de s’envoler à des lieues de ce pays, qui donne tant à voir. Une certitude : celle d’y revenir…
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Du tennis de table sur fond de jazz
À l’occasion du Tournoi des familles organisé par l’ASI Mûrs-Erigné le dimanche 1er mai, dans le complexe sportif Myriam-Charrier, la section tennis de table fêtera la Fête du muguet en accueillant un concert de jazz.
Dans le cadre de sa programmation culturelle, le centre Jean-Carmet présentera en effet la dernière étape de sa décentralisation avec le quartet « Not Five ». Ce groupe jouera de la musique swing, dosé à son propre goût avec une graine de musette et une autre de musique tzigane dans une formule modulable (guitare, piano, accordéon, basse, clarinette, violon). Entrée Libre.
Un marché du samedi à Mûrs-Erigné
À partir de samedi 9 avril, un marché est de nouveau organisé au parc du Jau, à Mûrs-Erigné. Venez vous approvisionner en fruits et légumes avec M. Joss, maraîcher, qui vous proposera des plants de légumes, des légumes et des fruits de saison ainsi que des tisanes maison. L'arbre à galettes, restaurant ambulant de crêpes et de galettes bio, sera aussi de la partie pour faire frémir vos papilles.
Le marché sera ouvert de 8h à 13h au parc du Jau.
Circulation modifiée sur l’A87
ASF (Autoroutes du Sud de la France) poursuit ses travaux d'aménagement sur l'A87, rocade Est d'Angers, en apportant des modifications de circulation provisoires.
Pour permettre la pose d’écrans anti-bruits, l’échangeur Parc des expositions (n°15) sera fermé partiellement dans le sens Paris-Le Mans /Cholet, quatre nuits consécutives du lundi 4 avril au jeudi 7 avril 2011.
La bretelle d’entrée en direction de Cholet sera fermée alors que la bretelle de sortie restera ouverte.
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