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Un robot à la ferme.
Par Yannick Sourisseau | le 8 Janvier 2007 | lu 8977 fois
Nichée au cœur de la grande plaine brissacoise, à mi chemin de Brissac-Quincé et Charcé Saint Ellier sur Aubance, la ferme de la Prêle, est une exploitation agricole pas tout à fait comme les autres. Afin de rationaliser leur travail et se donner du temps pour les loisirs, les deux frères qui gèrent cette ferme, ont opté pour la traite automatique des vaches.
Marc Terrier au poste de pilotage
Ce qui frappe le visiteur en arrivant à la ferme de la Prêle, à Brissac-Quincé, c'est l'organisation des bâtiments et leur propreté. Ici plus de hangars construits avec des matériaux de récupération, d'engins abandonnés, ou de tas de fumiers offerts à l'œil et au nez du visiteur, mais un ensemble immobilier construit ou rénové de manière traditionnelle, en béton, tuffeau et bardages de bois ou d'acier. C'est Marc TERRIER, l'aîné d'une famille de paysans, associé à son frère Emmanuel, dans le cadre d'un GAEC (Groupement Agricole d'Exploitation en Commun) qui gère l'exploitation dont les principales activités sont la production de lait, la viande bovine et la culture céréalière. Né en 1964, à une époque où généralement les fils de paysan n'avaient pas d'autre alternative que de prendre la suite de leurs parents. Marc TERRIER est un homme passionné par son métier, au point d'en devenir passionnant pour ceux qui font le détour par la Prêle.
Le clou de la visite de cette exploitation, c'est sans conteste la station de traite des vaches. Entièrement robotisée, cette station donne une plus grande souplesse de travail au gestionnaire de l'exploitation, lequel ne se considère plus aujourd'hui comme un paysan, mais plutôt comme un chef d'entreprise. C'est donc dans ce contexte d'entreprise que les frères TERRIER se sont investis dans cette démarche d'automatisation de la traite de leur troupeau de 50 vaches. "La traite c'est une sacrée contrainte. Il faut se lever tôt le matin, et être présent le soir, pour conduire le troupeau à la salle de traite et surveiller sa bonne exécution, tous les jours de l'année !" confie Marc TERRIER. "Aujourd'hui, grâce à la traite robotisée, je peux prendre des moments de loisirs, allez chercher mes enfants à école et même assister aux réunions avec les enseignants !" continue-t-il avec enthousiasme.
Ce robot de traite qui semble séduisant, offre aussi l'avantage de ne pas stresser le bétail. Chaque vache possède un badge électronique attaché au collier. Ce badge lui permet d'être identifiée lors de son arrivée devant le robot de traite et d'autoriser le suivi de sa production et même de la qualité de son lait, par l'ordinateur associé à l'engin. Attirée par une nourriture de substitution placée en aval de l'engin, la vache s'engage dans le couloir de traite, à la condition que son profil de suivi l'autorise, dans le cas contraire elle est invitée à retourner dans l'étable. "Les vaches sont comme les humains, elles possèdent leur propre horloge biologique, alors elles viennent le plus souvent quand elles en ressentent le besoin" atteste Marc TERRIER, en présentant le robot. Chaque vache passe ainsi deux à quatre fois par jour à la traite.
L'animal accepté, est alors totalement pris en charge par l'engin. Celui-ci commence par lui nettoyer les trayons avec de petites brosses, pendant que l'animal déguste sa ration. Ensuite de petits capteurs sensitifs vont progressivement guider, un à un, les embouts d'aspiration vers les trayons, afin de traire la vache de la quantité gérée par l'ordinateur. En fonction du poids, de sa faculté de production, de la qualité escompté du lait, tout est entièrement piloté et permet au gestionnaire de suivre chaque vache, à la goutte de lait près. Et quand la traite est finie, l'animal ne reçoit plus de nourriture. Il ne lui reste plus qu'à reprendre le chemin de l'étable et laisser la place à l'une de ses congénères. Et si par mégarde l'animal ne veut pas quitter le robot, un courant électrique de faible intensité lui rappelle gentiment qu'il doit partir.
Prévoir l'avenir de la ferme.
Le robot pendant la traite
Et la panne dans tout cela ? Pas de soucis, en cas de défaillance, le producteur de lait reçoit un appel sur son téléphone portable, lui indiquant qu'il doit intervenir dans les meilleurs délais. Mais cette méthode de traite, toute intéressante et sécurisante qu'elle soit, n'est pas encore adoptée par l'ensemble des producteurs de lait, loin s'en faut. Rien qu'en Anjou, ils ne sont qu'une quarantaine, sur plusieurs milliers de producteurs, petits et grands, à avoir choisi la traite robotisée. La plupart des producteurs préfèrent s'associer pour assurer la traite à tour de rôle, sachant toutefois que le système n'est pas adapté aux trop grands cheptels.
Quand à l'investissement Marc TERRIER, a pu le prendre en charge sans trop de soucis. A la suite de la reprise de la ferme il était quasi obligé, dans le contexte sanitaire actuel, d'investir dans une salle de traite flambant neuve. Cela représentait déjà 50% du coût du robot. Ensuite il fallait embaucher un ouvrier agricole, rien que pour assurer la traite. Les charges salariales compensent alors le reste de l'investissement. Enfin, grâce aux rotations plus nombreuses des animaux, et à l'optimisation de la traite, la production laitière est en augmentation sensible. L'ensemble de l'opération permet à l'exploitant de se consacrer à d'autres activités et de réfléchir à l'avenir de la ferme.
Depuis qu'il a pris la suite de ses parents, Marc TERRIER n'a qu'un mot : "Rationalisation". Chaque chose à sa place et ne pas multiplier les engins inutiles. Au GAEC de la Prêle on fait surtout dans le pragmatisme afin de préserver l'avenir. Et sur ce plan, les dirigeants voient à long terme. Le monde paysan évolue et loin de prendre le train en marche, ils voient leur ferme évoluer comme une véritable entreprise agricole, à cent lieues des clichés du monde paysan. D'ailleurs après l'optimisation de la traite, ils réfléchissent désormais à la commercialisation de leur lait. La recherche de l'authenticité des produits par les consommateurs et la réduction souhaitée des intermédiaires, leurs permettent d'envisager l'avenir avec sérénité. Ainsi dans quelques années, les consommateurs pourront certainement venir acheter directement à la boutique de la ferme de la Prêle, le lait longue conservation et les yaourts. Et s'ils ne le font pas, ils trouveront ces produits dans les rayons de leur supermarché. Décidément, Marc et Emmanuel TERRIER ne sont pas vraiment des exploitants agricoles tout à fait comme les autres.
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Aubancine, Bécassine ou plutôt Aubanc’in ?
Le nom de la montgolfière d’Arc en Ciel d’Anjou, aux couleurs de Brissac-Quincé et de l’Anjou, fait causer. Si le ballon n’a pas été officiellement baptisé, il le sera le 28 Août prochain, le nom communiqué sur les différents supports de communication, étant celui d’Aubancine, il ne fallut pas longtemps à certains pour le transformer en Bécassine, la célèbre bonne bretonne dessinée par Pinchon au siècle dernier. Précision faite lors de la dernière réunion publique de l’association par Madame la Présidente, le véritable nom serait : « Aubanc’in », c’est à dire dedans, dans le coup, dans le vent, à la mode….
Restriction d’eau en Anjou
La Direction Départementale des Territoires informe la population angevine qu’un arrêté préfectoral en date du 29 Juin 2010 place les cours d’eau du Maine et Loire sous le régime de la vigilance et de la restriction. Sur les 20 cours d’eau que compte le département quatre sont en état de vigilance. Il s’agit du Loir, l’Aubance, l’Evre et le Brionneau. Une rivière fait l’objet de restriction : l’Oudon. La situation hydrologique qui peut évoluer en fonction des conditions climatiques est consultable sur le site web de la DDT
Elle s’appelle Aubancine
Ça y est la ville de Brissac-Quincé, l’un des hauts lieux de la montgolfière en France et en Europe, va accueillir son propre ballon. Cette nouvelle montgolfière qui devrait porter les couleurs de la ville phare de l’Aubance, le plus haut possible dans le ciel, s’appellera « Aubancine ». Une convention a été signé entre la ville et la société « Montgolfières d’Anjou », pour une exploitation de cinq ans. Cette société sera chargée de la faire voler dans toutes les manifestations importantes, notamment à Caluso, la ville jumelle et en Suisse, mais aussi dans plusieurs meetings français. Première sortie prévue : le 4 Juillet prochain pour la Rillaudée.
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