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Terra Nova, débat sur notre consommation
Alors que le projet de construction d'un supermarché agite les habitants des bords de l'Aubance, la jeune association Terra Nova appelait, ce vendredi 28 octobre 2005, la population brissacoise à venir débattre sur l'impact de notre consommation pour demain. Hasard ou prise de conscience, ce sujet plus que jamais d'actualité n'a pas déplacé les foules.
Les intervenants du débat
Même s'il n'y avait pas de lien de cause à effet avec l'étude d'implantation du supermarché de la zone d'activité des Fontenelles ( voir article précédent) ce débat organisé dans les locaux de la Maison Familiale Rurale de Brissac-Quincé et qui traitait de la consommation des ménages, tombait à point nommé. Compte tenu du nombre de personnes, trente tout au plus, on peut imaginer aisément que le projet d'implantation de la grande surface locale a de beaux jours devant lui. Et pourtant la jeune association Terra Nova, dont le siège est situé à Saint Jean des Mauvrets et dont nous aurons l'occasion de parler prochainement, n'avait pas lésiné sur les moyens notamment en matière de choix des intervenants. Afin d'apporter un éclairage objectif sur la façon dont nous consommons et quel en sera l'impact, notamment sur notre environnement, l'association avait convié M. BOURGERIE de l'Union Fédérale des Consommateurs de Maine et Loire et représentant de la célèbre revue « Que choisir », Mme COLIN de la coopérative de magasins de produits Bio « BIOCOOP, l'un de ces magasins est d'ailleurs ouvert dans la zone commerciale de l'Aubance à Murs Erigné, M. MAURAIN du magasin SHOPI de Brissac-Quincé, ce dernier ayant pour raisons personnelles décliné le rendez-vous, et Mme DENIAU représentant le groupement de commerce équitable « MAX HAVELAAR ». Le débat s'annonçait bien d'autant que l'un des membres de l'association Terra Nova, faisait office de médiateur, sans doute en prévision d'échanges musclés entre la grande distribution – Shopi étant l'une des enseignes de proximité de la maque Carrefour - et les défenseurs d'un commerce plus respectueux des consommateurs et de leur environnement. Dommage pour les personnes présentes, car en l'absence du Directeur du magasin local, le débat a tourné court. Toutefois, malgré cette absence il n'en fut pas pour autant inintéressant, bien au contraire.
C'est M. Bourgerie (UDC 49) qui a ouvert le feu en rappelant que depuis de nombreuses années la grande distribution avait établi des profils de consommateurs, lesquels permettaient d'adapter les produits et d'influencer la mode en matière de consommation. Ces catégories vont des hyper-consommateurs de tous âges aux réfractaires à la publicité en omettant volontairement ceux qui ont de faibles revenus et pour cause. L'Union des Consommateurs a établi un classement plus réaliste, intégrant les populations à faibles moyens qu'elle appelle « les consommateurs basiques ». Ces derniers fréquentent les « hard discount » dans lesquels ils achètent le minimum pour se nourrir et se vêtir. D'ailleurs ces magasins sont souvent des filiales des grandes chaînes classiques, dans lesquels on pratique également une hyper consommation avec des produits démarqués. Tous les moyens sont bons pour s'adapter au consommateur et pour lui extorquer ses moindres ressources sans s'occuper de l'impact que ces méthodes peuvent avoir sur l'environnement, notamment pour ceux qui sont en début de chaîne, c'est-à-dire les producteurs.
Devant cette situation, Mme COLIN, représentante de la coopérative de magasins « bio » BIOCOOP, préfère parler de « consom'acteur » c'est-à-dire un consommateur réfléchi qui pense d'abord à l'impact que le développement de certains produits ou méthodes de consommation, peuvent avoir sur l'environnement. « Malgré la fait que tout le monde soit informé des risques, seuls les élites réfléchissent, les autres plus nombreux, s'en moquent ». D'autant que selon ses sources, 20% de la population gaspille ce que 80% produisent et qu'a force les sols et les Etats s'appauvrissent. « Apprendre à être responsable de sa consommation en allant voir ce qui se passe derrière l'étiquette, c'est une question d'éducation et d'équité » dit elle en substance. Mme Colin rappelle d'ailleurs que les producteurs « bio » sont avant tout des personnes responsables qui pensent à la qualité de leur terre et sa pérennité avant de penser à la productivité. Les consommateurs doivent faire de même et penser que lorsqu'un supermarché vend à bas prix, des producteurs ont été obligés de surproduire, quitte à détruire leur environnement. Malgré les progrès de la science et les produits de substitution, la terre n'est pas inépuisable. « Ce qui est amusant c'est que nos clients pensent bio parce qu'ils pensent que c'est meilleur pour leur santé. Ce n'est que la résultante d'une action qui vise d'abord à protéger l'environnement. Si celui-ci est plus sain, l'homme vivra en meilleure santé » affirme Mme Colin, qui conclu que si les produits « bio » constituent en France que 0.5% du marché, ce qui au passage est le chiffre le plus bas et de loin, de l'Europe, il est en pleine expansion. Petit à petit la prise de conscience commence à se faire sentir. Il ne reste plus qu'à espérer.
Quand à Mme DENIAU, elle s'est attachée à rappeler ce qu'était l'alimentation éthique et comment était né le commerce équitable. Elle a ainsi appris à certains que MAX HAVELAAR n'était qu'un personnage virtuel, né d'une bande dessinée et qui est devenu l'emblème des petits producteurs de bananes, café, thé, chocolat, sucre et coton d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie. Né il y a 30 ans en Hollande, le commerce équitable a pour objectif d'assurer aux petits producteurs, des pays en voie de développement, un revenu décent. Les produits sont achetés à un prix minimum, fixé par la coopérative locale, sans tenir compte des cours mondiaux et en veillant au respect des droits sociaux. Les profits dégagés permettent de financer des écoles ou des équipements collectifs. Depuis les grandes enseignes, qui ont compris qu'il y avait parmi leurs clients des consommateurs acteurs, mais aussi pour s'acheter une bonne conduite, disposent de rayons dédiés au commerce équitable. « Ce n'est pas un problème pour eux, ils sont prêts à payer le juste prix pour ces produits dès lors qu'ils se rattrapent sur d'autres marchandises. D'ailleurs les produits labellisés commerce équitable ne sont pas mis en valeur, c'est aux consommateurs de les chercher » nous confie Madame Deniau, qui au passage nous informe que des ballons de football seront bientôt labellisés commerce équitable. Max Havelaar sera peut-être le fournisseur de la prochaine coupe du monde de football ? On peut se mettre à rêver.
Quelques échanges ont eu lieu entre les personnes présentes, certaines rappelant qu'il serait bien que les politiques s'emparent du débat et fassent en sorte que la loi prenne plus en compte l'environnement et l'équité. Mais il faudra pour cela s'abstenir de l'aide financière des lobbies de l'agro-alimentaire et de l'industrie des produits chimiques. D'autres évoqueront la Chine, le principal producteur à bas prix de l'occident et qui, une fois que ses habitants se seront enrichis et auront cédé aux sirènes de la consommation, pourraient nous conduire à la déchéance (*). Même si les effets pervers de la mondialisation n'ont pas été clairement évoqués, chacun sentait que l'ombre du commerce mondial planait sur le débat, d'autant que certains se sont avancés à proposer que l'Europe devrait faire preuve de plus de protectionnisme si elle veut éviter le pire. La soirée s'est terminée par un buffet de pâtisseries et jus de fruits dont les composants étaient issus de l'agriculture biologique.
(*) A lire : Le grand bazar mondial , ou la folle aventure de ces produits apparemment « bien de chez-nous », de Laurence Benhamou
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Des photos et un forum pour Arc en Ciel
Des photos du championnat pré européen 2008, réalisées par les photographes d'Aubance Webmag, sont visibles sur le site web de l'Association Arc en Ciel d'Anjou. Par ailleurs un forum est ouvert, sur le même site, à l'attention de toutes les personnes qui ont des critiques ou des suggestions à formuler sur l'organisation de la dernière manifestation, mais aussi des éventuels compliments. A Brissac on aime la montgolfière, voici un excellent moyen de le faire savoir. Dans la perspective du championnat d'Europe 2009, ce forum devrait être très utile à l'association, pour peu que tout le monde joue le jeu. Attention un enregistrement est nécessaire avant la première utilisation.
Semaine du co-voiturage
Dans le cadre de la semaine nationale de la mobilité du 15 au 20 septembre, le conseil général 49 souhaite promouvoir son site web de co-voiturage .La communauté de communes Loire-Aubance s'associe localement à cette démarche, avec pour objectif d'inciter les habitants à adopter ce moyen simple et efficace, qui permet de réduire la facture d'essence et, pour ce qui concerne notre région, pourrait permettre de diminuer l'engorgement matinal de Hautes Perches, avant la pénétration sur la portion autoroutière qui conduit à Angers. Les personnes ne disposant pas d'Internet à domicile, peuvent bénéficier du service gratuit des espaces numériques de la communauté dans les communes à Brissac, Juigné sur Loire, St Melaine sur Aubance et Vauchrétien. .
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