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Rentrée scolaire pour tous
Par Yannick Sourisseau | le 3 Septembre 2008 | lu 2106 fois
Ce mardi 3 Septembre, c’était une grande première dans l’Education Nationale. Les écoliers, les collégiens et les lycéens ont repris ensemble le chemin de leur établissement. Ils ont été accueillis par 870 023 enseignants, au sein de 66 747 établissements scolaires, publics ou privés. Si cette rentrée un peu exceptionnelle s’est bien déroulée, y compris dans notre région, un vent de fronde souffle dans la cour de récréation.
Une rentrée scolaire pas tout à fait comme les autres.
Tous les ans, le jour de la rentrée scolaire, c’est la même chose. La météo est tristounette, les bambins ont toujours autant de difficultés à quitter les bras de parents émus aux larmes, les enfants de 6ème ou les adolescents de Seconde ont le trac et les syndicats d’enseignants lancent une journée nationale d’action quelques jours après la reprise (le 19 Septembre). A quelques réformes près, cette rentrée aurait pu être comme les autres.
C’était sans compter sur un Xavier DARCOS pugnace. Depuis le printemps dernier le Ministre de l’Education National mettait du cœur à l’ouvrage à préparer un train de mesures qui, on s’en serait douté, provoque l’ire des enseignants. Allergiques aux changement, nos chers profs ? Cette fois-ci, vu la taille de la réforme proposée, ils ont peut être des raisons.
Cette rentrée, pas tout à fait comme les autres, commence avec la suppression de 11 200 postes. Une proposition qui passe mal auprès des syndicats d’enseignants. Ces derniers considèrent depuis des lustres qu’il faudrait encore plus de profs pour assurer un meilleur enseignement. Un dialogue de sourds qui risque fort de conduire le monde de l’éducation vers un affrontement produisant l’effet inverse de ce que chacun recherche : la qualité de l’éducation.
En sus de la réduction des effectifs et d’une rentrée commune, ces réformes portent sur la suppression générale du samedi et une réduction des horaires de 26 à 24 heures hebdomadaires, pour les enfants inscrits en primaire. En contre partie les enfants en difficulté pourront bénéficier, dès le mois d’octobre, de deux heures d’aide personnalisée. Les CM1 – CM2 pourront également bénéficier de véritables stages de soutien pendant les vacances scolaires. La grosse nouveauté c’est le retour aux fondamentaux, avec des programmes qui doivent insister sur l’apprentissage du français et des mathématiques. Enfin, le « droit d’accueil » qui impose aux communes d’organiser l’accueil des écoliers de l’enseignement public ou privé sous contrat, les jours de grève, entre en vigueur.
Ce sont surtout les collèges et les lycées qui seront affectés par les suppressions de postes. En partie seulement puisque cette réduction devrait être compensée par des heures supplémentaires, avec prime à la clé pour les enseignants volontaires. Comme les écoliers, les élèves du secondaire bénéficieront d’heures d’accompagnement éducatif (soutien scolaire, activités culturelles ou sportives). Enfin les lycées en difficulté organiseront des stages de remise à niveau pendant les vacances, comme ce fut le cas cet été pour certains établissements.
Pour prendre la température, nous avons fait la rentrée à l’école Saint Germain, à Juigné sur Loire. Avec ses 118 enfants répartis en 5 classes, cette petite école de l’enseignement catholique, qui par principe ou conviction n’est pas un foyer de revendications, se doit d’appliquer elle aussi la réforme proposée par le Ministère de l’Education Nationale. « Le samedi était le seul jour où nous pouvions avoir des relations directes avec les parents » affirme la nouvelle directrice, Anne Claire CESBRON. « Nous devons repenser tout notre programme éducatif, nous réorganiser, trouver de nouveau rythmes, pour les enfants, comme pour les enseignants ». Sans être rebelle, la Directrice n’a pas apprécié, elle aussi, ce tas de réformes, d’autant plus que celles-ci ont été mises en place sans véritable concertation avec les enseignants. Pour ce qui concerne la modification du rythme scolaire, même son de cloche auprès de la présidente de l’association des parents d’élèves, Monique LEBRETON. « Le samedi était un moment de convivialité. La plupart des parents ne travaillant pas ce jour, ils avaient le temps de discuter avec les enseignants mais aussi de participer à nos activités. ». Une chose est sûre, si le samedi peut arranger certains parents, il n’a pas fini de faire causer dans la cour de récréation
Si d’une manière générale cette rentrée un peu spéciale, s’est bien déroulée, la pilule DARCOS, semble difficile à avaler, même dans les écoles privées. Le fossé qui risque de se creuser entre les enseignants et leur ministère risque fort de s’étendre à des parents toujours divisés sur la suppression des cours du samedi matin.
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Aubancine, Bécassine ou plutôt Aubanc’in ?
Le nom de la montgolfière d’Arc en Ciel d’Anjou, aux couleurs de Brissac-Quincé et de l’Anjou, fait causer. Si le ballon n’a pas été officiellement baptisé, il le sera le 28 Août prochain, le nom communiqué sur les différents supports de communication, étant celui d’Aubancine, il ne fallut pas longtemps à certains pour le transformer en Bécassine, la célèbre bonne bretonne dessinée par Pinchon au siècle dernier. Précision faite lors de la dernière réunion publique de l’association par Madame la Présidente, le véritable nom serait : « Aubanc’in », c’est à dire dedans, dans le coup, dans le vent, à la mode….
Restriction d’eau en Anjou
La Direction Départementale des Territoires informe la population angevine qu’un arrêté préfectoral en date du 29 Juin 2010 place les cours d’eau du Maine et Loire sous le régime de la vigilance et de la restriction. Sur les 20 cours d’eau que compte le département quatre sont en état de vigilance. Il s’agit du Loir, l’Aubance, l’Evre et le Brionneau. Une rivière fait l’objet de restriction : l’Oudon. La situation hydrologique qui peut évoluer en fonction des conditions climatiques est consultable sur le site web de la DDT
Elle s’appelle Aubancine
Ça y est la ville de Brissac-Quincé, l’un des hauts lieux de la montgolfière en France et en Europe, va accueillir son propre ballon. Cette nouvelle montgolfière qui devrait porter les couleurs de la ville phare de l’Aubance, le plus haut possible dans le ciel, s’appellera « Aubancine ». Une convention a été signé entre la ville et la société « Montgolfières d’Anjou », pour une exploitation de cinq ans. Cette société sera chargée de la faire voler dans toutes les manifestations importantes, notamment à Caluso, la ville jumelle et en Suisse, mais aussi dans plusieurs meetings français. Première sortie prévue : le 4 Juillet prochain pour la Rillaudée.
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