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Economie

Noël, une fête commerciale …


Par Yannick Sourisseau | le 24 Décembre 2007 | lu 6549 fois

Pour les chrétiens, Noël est une fête célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, que l’on appelle aussi fête de la Nativité. Cette fête qui a lieu chaque année, le 25 Décembre donne lieu à des offices religieux. Mais Noël est aussi l’occasion de festoyer autour d’une bonne table, de s’échanger des cadeaux et des vœux. Alors, est-ce une fête commerciale ou religieuse ?



Courses de Noël dans la galerie Rive Sud à Murs Erigné
Courses de Noël dans la galerie Rive Sud à Murs Erigné
Pour les chrétiens du monde entier, Noël est avant tout la fête de la naissance de Jésus de Nazareth, quelque part dans une étable, proche de la ville de Bethléem en Palestine. D’ailleurs ils seront nombreux, comme tous les ans à fêter cet événement, dans l’actuelle église de la Nativité, dans la ville de Bethléem. Plus près de nous, la fête de Noël donne lieu à des offices religieux, dans la plupart des églises, le jour de la fête, mais aussi la veille, lors de la traditionnelle messe de minuit, heure à laquelle l’enfant divin serait né.

Mais à coté de la fête religieuse, Noël est surtout un évènement commercial, pour les établissements de toutes tailles. Depuis le début Décembre, la plupart des magasins arborent des décorations, permettant de rappeler à ceux, sait-on jamais, qui l’aurait oublié, qu’à Noël il faut ouvrir grand son porte-monnaie. Et à ce petit jeu, certains dépenseront même sans compter, risquant comme tous les ans, des lendemains difficiles. D’autant qu’en cette période de trêve de confiseurs, les habituelles factures sont oubliées, les créanciers participant eux aussi à la fête.

Et si d’aventure les consommateurs ne savaient pas quoi acheter, les grandes enseignes, temples de la consommation qui sans état d’âme, supplantent ceux de la chrétienté, en rajoutent à grand renfort de panneaux publicitaires et de catalogues distribués dans les boites à lettres. Et les clients que nous sommes tous se laissent tenter par ces achats, le plus souvent inutiles, mais qui feront tellement plaisir à nos proches. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, les entreprises augmentent les salaires de fin d’année, de primes et autres pochettes de chèques cadeaux, lesquelles permettront de dépenser encore un peu plus.

Noël c’est aussi le moment du traditionnel repas de famille. Et là aussi, les dépenses dépassent parfois le raisonnable. Il n’y a pas si longtemps, pour l’occasion, on achetait une énorme dinde que l’on dégustait en famille, assortie de quelques châtaignes. Désormais le foie gras, le caviar, les gibiers rares et même le champagne sont au menu de nombreuses tables, histoire de se sentir, l’espace d’un instant aussi richissime que les plus riches. Bien sûr ces repas seront, en terme de qualité, sans commune mesure avec ceux que s’offrent d’ordinaire les grosses fortunes de ce monde. Mais qu’importe, pour imiter les plus riches, certains n’hésiteront pas à dilapider l’argent difficilement gagné pour des repas qui laisseront quelques cicatrices du coté des intestins et surtout du compte en banque. Mais qu’importe, c’est la fête pour tous et l’essentiel est d’y participer.

Restent les sans-abri, les laissés pour compte, qui n’auront pas la chance, même le jour de Noël, de pouvoir s’offrir une bouteille de vin de qualité ou un soupçon de foie gras. A moins qu’ils ne récupèrent les restes de victuailles abandonnées par les plus aisés dans la poubelle la plus proche. Et c’est peut-être là que la fête religieuse rejoint la fête commerciale, car ces exclus de la société de consommation seront le plus souvent aidés par des chrétiens militants dans des associations caritatives. Ces derniers au nom de Jésus, celui de Bethléem, qui leur enseigne depuis des siècles qu’il faut aider les autres, se mobiliseront pour apporter la chaleur dont le peuple de la rue a besoin, peut-être plus que tout autre, en cette période de Noël.




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