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Lettre au Père Noël


Par Yannick Sourisseau | le 18 Décembre 2006 | lu 2383 fois

Ce n'est pas facile d'être un magazine reconnu et apprécié par tous. Depuis trois ans les rédacteurs d'Aubance.net se battent pour que leur web magazine soit considéré comme un titre de presse à part entière. Et pourtant les rédacteurs, journalistes amateurs et bénévoles, qui écrivent chaque jour dans ses colonnes, ne ménagent pas leurs efforts pour mettre en valeur, au travers de leurs reportages, une région qui leur est chère.



Le Père Noël est déjà à l'écoute.
Le Père Noël est déjà à l'écoute.
Cher Père Noël, dernièrement, un élu local est venu nous apporter le journal de sa commune en nous informant qu'il avait envisagé de reproduire l'un de nos articles dans la revue de presse, aux cotés de ceux de la PQR (presse Quotidienne régionale). Malheureusement la publication de notre article augmentait le nombre de page de ce journal communal. En compensation il a décidé de faire insérer un petit bandeau publicitaire rappelant l'existence de notre web magazine.

Ces élus sont incorrigibles. Puisqu'il s'agissait d'un problème de nombre de pages, n'aurait-il pas été plus simple, dès lors que l'on avait la volonté de le faire, d'enlever l'un des six articles de presse écrite reproduits dans ce journal et de mettre un extrait du notre à la place ? Le bandeau publicitaire, même s'il encourage les lecteurs à aller consulter notre journal en ligne, n'atteste pas de la qualité de nos écrits et du style d'information que nous diffusons.

Combien de temps faudra-t-il encore pour que les services municipaux des communes dont nous parlons chaque semaine dans nos rubriques, nous considèrent au même niveau que la presse papier. Et pourtant ce n'est pas faute de leur dire et leur écrire. Comme vous le savez, cher Père Noël, la presse papier existe depuis des lustres. Avec son réseau de journalistes et de correspondants de presse elle a su devenir incontournable. On en dit parfois beaucoup de mal. Certains disent même qu'elle souffle le chaud et le froid sur la vie locale. Mais on la respecte, on la courtise, craignant même, lorsque l'on est politiquement exposé, ses retours de bâton.

La presse internet est beaucoup plus récente. Elle est complémentaire de la presse papier, en ajoutant au texte du son et de la vidéo. La technologie qu'elle emploie lui permet d'être plus réactive et plus ciblée. Immatérielle, on est incapable d'en apprécier la portée. On sait seulement qu'elle est diffusée dans le monde entier, mais on ne pense pas qu'elle puisse atteindre aussi facilement que le papier, notre entourage immédiat. On la croit incapable d'interagir sur le cours des évènements et pourtant elle permet aux citoyens de s'exprimer en temps réel, sans pour autant être journaliste professionnel. D'ailleurs, en ces temps de campagne électorale, les femmes et hommes politiques les plus en vue ont compris l'enjeu de ce nouveau vecteur de communication.

Mais dans nos campagnes, Internet ne fait pas encore l'unanimité en matière d'information. Les infos locales c'est l'affaire de la PQR sur papier. Selon certains, Internet c'est pour les "bobos", pour les technophiles, pour les joueurs, mais en aucun cas pour travailler, s'informer ou s'instruire. Notre journal s'il n'a pas encore le réseau de correspondants locaux qui lui permettrait aussi de remonter un plus grand nombre d'information, est surtout écrit par des journalistes bénévoles et, dans notre beau pays se mettre gratuitement au service des autres ça ne fait pas professionnel.

Et pourtant, le simple fait de se sentir bien dans une région au point de vouloir le dire à la face du monde, comme nous le faisons chaque semaine dans notre web magazine, ne nécessite pas obligatoirement un salaire. Faire apprécier aux autres, proches ou éloignés, notre patrimoine, les acteurs de la vie économique et associative, en clair valoriser notre région, feront que d'autres auront envie de la connaître, de la visiter et peut être d'y vivre. Et si tel est le cas, nous n'aurons pas consacré beaucoup de notre temps de loisirs et de notre vie familiale pour rien. Notre récompense sera la satisfaction que les uns et les autres auront à nous lire.

Fort heureusement, cher Père Noël, certains élus locaux ont compris que leur commune ne s'arrêtait pas à ses simples frontières naturelles. Ils ont compris tout l'intérêt que présentait notre modeste magazine, pour assurer la promotion de leur région dans le monde entier. Peut-être plus modernes, ils ont franchi le pas et nous considèrent désormais comme un organe de presse à part entière, en nous associant régulièrement à leurs conférences et revues de presse. Aussi par cet article nous tenons à les remercier car sans eux nous aurions abandonné depuis longtemps. Alors en cette veille de Noël et de nouvelle année, cher Père Noël, nous formulons un vœu : qu'en 2007 notre modeste web magazine soit enfin reconnu à sa juste valeur.




1.Posté par Didier Michalik le 19/12/2006 21:34
Cher Père Noël,
Faites que les voeux du Webmaster soient exaucés.


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