Hugues Aufray à Blaison-Gohier



Festival Ludodélire aux Alleuds
           
Tourisme

Le vin, tout un poème …


Par Yannick Sourisseau | le 9 Novembre 2007 | lu 4795 fois

Le bon vin est un nectar auquel certains vouent un amour indéfectible. Mais les mots employés pour le qualifier sont les mêmes d’une appellation à l’autre. Pourquoi ne pas sortir de ces descriptions banales et utiliser plutôt des poèmes capables de traduire le caractère, le terroir, ou la spécificité d’un vin ? C’est ce que propose Gérard COGAN, l’animateur du club oenophile de l’Office de Tourisme Brissac-Loire Aubance.



Gérard COGAN vantant les mérites du nectar local aux étudiants de l'UCO
Gérard COGAN vantant les mérites du nectar local aux étudiants de l'UCO
Tous ceux qui ont participé aux séances du club oenophile de l’Office de Tourisme Brissac-Loire Aubance ont apprécié les envolées lyriques de Gérard COGAN. Cet épicurien, oenophile de profession, ne se cache pas de dire qu’il apprécie le vin, le vrai, le bon. Pour lui, c’est un métier, mais c’est avant tout une passion. D’ailleurs, rien ne le prédestinait à l’origine à s’intéresser plus que tout autre à ce qu’il qualifie de véritable nectar. Ce commercial formé à l’Ecole supérieure des sciences commerciales d'Angers (ESSCA) n’avait pas de véritable attirance pour le vin, tout au moins pas plus que le commun des mortels. Il aura fallu qu’il soit employé dans une société de négoce de vins et spiritueux, à une époque où la profession d’œnologue commençait à se développer, pour qu’il s’y intéresse.

Jusque là rien d’extraordinaire si ce n’est que Gérard COGAN avait une façon de décrire le vin qui n’était pas celle de ses collègues. Sans être un lettré, il aimait et aime toujours à présenter le flacon et son contenu sous ses meilleurs auspices. Pour lui les termes « il a du nez, une belle robe ou de la cuisse ... » sont des qualificatifs qui ne font aucune distinction entre les vins. Ce ne sont que des mots usuels, alors que chaque vin, mérite selon lui, plus de considération. « Il faut un langage plus poétique pour décrire les vins, d’ailleurs j’utilise souvent un langage amoureux » dit-il en substance.

En se lançant, en fin de carrière, dans des conférences sur les vins et spiritueux, Gérard COGAN s’est aperçu que ses auditeurs appréciaient sa démarche. Il a donc persévéré et, au club oenophile, il n’y pas de dégustation sans se délecter, au préalable, des paroles du maître de cérémonie.

Mais pour aller plus loin, Gérard COGAN, soutenu par l’Office de Tourisme et une poignée de vignerons a émis l’idée d’associer des poèmes à des vins de la région. Pour cela il s’est rapproché des étudiants de la filière Lettres de l’Université Catholique de l’Ouest à Angers. Neuf étudiants en Lettres Modernes et en Lettres Classiques se sont portés volontaires pour s’associer, pendant quelques mois, à un vigneron de la région Brissac Aubance. « Je suis très attaché à la région, à la Loire, à la culture locale, et au moment où l’on parle de mondialisation, il est important de revenir à ses racines » dira l’un d’entre eux, déjà très inspiré, lors de la première prise de contact avec les vignerons, ce jeudi 8 Novembre.

Associer vin et poésie n’apportera rien de plus aux viticulteurs locaux, car pour eux le vin est déjà tout un poème. Ce sera un plus dans la promotion des vins locaux dont l’Office de Tourisme ne manquera pas de se saisir pour communiquer auprès des touristes intéressés par la région de l’Aubance. Les poèmes réalisés par les étudiants, suite à leur période d’immersion dans les 7 domaines retenus, seront consignés dans une plaquette éditée par l’Office de Tourisme au cours du second trimestre 2008. Une soirée événementielle sera même organisée le 6 Juin 2008, au Fief de la Thioire à Juigné sur Loire, pour la dernière séance du club oenophile, afin de récompenser les meilleurs binômes vin - poème.

Quant aux vignerons, ils pourront utiliser les poèmes sur leurs documents de présentation et pourquoi pas sur les étiquettes. Enfin, l’initiateur de cette opération espère bien que le projet sera reconduit chaque année afin de constituer un recueil de poèmes assorti de photos du vignoble. « Je rêve déjà d’un ouvrage en vente dans toutes les bonnes librairies » dira Gérard COGAN en trinquant au succès de cette première édition, avec les étudiants et les vignerons.




Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 21 Mai 2010 - 08:28 Allier beauté des mots et arômes des vins

Jeudi 13 Mai 2010 - 17:01 Promenons nous dans les vignes

Portrait | Actus locales | Loisirs | Tourisme | Economie | Multimédia | Environnement | Infos diverses | Cuisine | Social




devenir redacteur local

Recherche
les 10 ans du Fraistival

Aubancine, Bécassine ou plutôt Aubanc’in ?

Le nom de la montgolfière d’Arc en Ciel d’Anjou, aux couleurs de Brissac-Quincé et de l’Anjou, fait causer. Si le ballon n’a pas été officiellement baptisé, il le sera le 28 Août prochain, le nom communiqué sur les différents supports de communication, étant celui d’Aubancine, il ne fallut pas longtemps à certains pour le transformer en Bécassine, la célèbre bonne bretonne dessinée par Pinchon au siècle dernier. Précision faite lors de la dernière réunion publique de l’association par Madame la Présidente, le véritable nom serait : « Aubanc’in », c’est à dire dedans, dans le coup, dans le vent, à la mode….

Restriction d’eau en Anjou

La Direction Départementale des Territoires informe la population angevine qu’un arrêté préfectoral en date du 29 Juin 2010 place les cours d’eau du Maine et Loire sous le régime de la vigilance et de la restriction. Sur les 20 cours d’eau que compte le département quatre sont en état de vigilance. Il s’agit du Loir, l’Aubance, l’Evre et le Brionneau. Une rivière fait l’objet de restriction : l’Oudon. La situation hydrologique qui peut évoluer en fonction des conditions climatiques est consultable sur le site web de la DDT

Elle s’appelle Aubancine

Ça y est la ville de Brissac-Quincé, l’un des hauts lieux de la montgolfière en France et en Europe, va accueillir son propre ballon. Cette nouvelle montgolfière qui devrait porter les couleurs de la ville phare de l’Aubance, le plus haut possible dans le ciel, s’appellera « Aubancine ». Une convention a été signé entre la ville et la société « Montgolfières d’Anjou », pour une exploitation de cinq ans. Cette société sera chargée de la faire voler dans toutes les manifestations importantes, notamment à Caluso, la ville jumelle et en Suisse, mais aussi dans plusieurs meetings français. Première sortie prévue : le 4 Juillet prochain pour la Rillaudée.

syndication RSS Syndication Atom RSS podcast RSS mobile