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La désobéissance civile pour défendre la liberté de semer
Par Michel Barini | le 8 Juin 2009 | lu 914 fois
Ils ont osé la contestation qu’ils avaient programmée. Au milieu de sympathisants conviés à les rejoindre, les « Semeurs volontaires de l’Anjou » ont répandu les germes de la désobéissance civile en semant méthodiquement les graines paysannes que la loi leur interdit d’échanger et de vendre.
A travers une action collective de désobéissance civile, « semeurs volontaires » et sympathisants ont procédé à un semis de graines paysannes.
Ce n’était pas une grande parcelle, juste une bande de terre de 2,50 m de large sur 90 mètres de long consciencieusement bêchée et retournée les jours précédents. Une petite surface librement prêtée par les organisateurs de la fête bio de Mûrs-Erigné avec la connivence revendiquée de la municipalité. Côté rue, un petit portillon de bois était dressé pour signifier le passage qui mène de l’intention à l’action. Une frontière symbolique qui allait allègrement être abolie.
Parce qu’ils s’élèvent contre la loi qui prône un usage quasi exclusif de semences inscrites à un catalogue officiel, lequel est régi par des semenciers agréés, les semeurs volontaires se sont organisés localement dans un collectif angevin. Préoccupés par les restrictions drastiques qui encadrent l’échange et la commercialisation des semences paysannes, ils ont attiré l’attention de la population sur les stupidités de la réglementation. Afin de sensibiliser l’opinion, ils ont organisé un acte illégal de désobéissance civile en semant les graines de la discorde.
Entre averses et rafales de vent, les militants ont d’abord justifié leur action en expliquant les raisons de leur colère. Comme Thérèse Lorre, l’une des responsables du collectif angevin : « Premier maillon de la chaîne alimentaire, les semences sont en passe d’être confisquées, la répression s’exerce sur ceux qui en possèdent. La biodiversité s’en trouve menacée ». Ou encore François Delmont, agriculteur à Baugé et membre du réseau Semences paysannes : « Un agriculteur n’a plus le droit de produire pour donner ou pour vendre. »
Les brigades de clowns activistes ont manifesté leur soutien aux associations paysannes.
Outre les atteintes évidentes aux équilibres de la biodiversité, les observateurs auront bien compris qu’afin d’inonder le marché de masse, les multinationales de la semence ont pris le parti d’une standardisation parfaitement orchestrée. Une politique qui tend à « aliéner les paysans » selon Philippe Bodard, le maire. Toute honte avouée, certains curieux auraient tout simplement découvert à l’occasion de cette manifestation que les droits du paysan étaient sévèrement réglementés par des institutions qui considèrent le libre semeur comme un contrefacteur.
Sitôt les diverses interventions et discours achevés, plusieurs dizaines de spectateurs ont participé à la résistance en semant des graines de tournesol, de blé, de maïs. Émoustillés comme des doryphores dans un champ de pommes de terre, ils ont investi le lopin de la dissidence sous l’œil goguenard de la « brigade des clowns activistes », ce collectif non-violent qui se donne pour objectif d’accompagner, de dédramatiser et même, si nécessaire, de faire écran entre les forces de l’ordre et les manifestants.
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Aubancine, Bécassine ou plutôt Aubanc’in ?
Le nom de la montgolfière d’Arc en Ciel d’Anjou, aux couleurs de Brissac-Quincé et de l’Anjou, fait causer. Si le ballon n’a pas été officiellement baptisé, il le sera le 28 Août prochain, le nom communiqué sur les différents supports de communication, étant celui d’Aubancine, il ne fallut pas longtemps à certains pour le transformer en Bécassine, la célèbre bonne bretonne dessinée par Pinchon au siècle dernier. Précision faite lors de la dernière réunion publique de l’association par Madame la Présidente, le véritable nom serait : « Aubanc’in », c’est à dire dedans, dans le coup, dans le vent, à la mode….
Restriction d’eau en Anjou
La Direction Départementale des Territoires informe la population angevine qu’un arrêté préfectoral en date du 29 Juin 2010 place les cours d’eau du Maine et Loire sous le régime de la vigilance et de la restriction. Sur les 20 cours d’eau que compte le département quatre sont en état de vigilance. Il s’agit du Loir, l’Aubance, l’Evre et le Brionneau. Une rivière fait l’objet de restriction : l’Oudon. La situation hydrologique qui peut évoluer en fonction des conditions climatiques est consultable sur le site web de la DDT
Elle s’appelle Aubancine
Ça y est la ville de Brissac-Quincé, l’un des hauts lieux de la montgolfière en France et en Europe, va accueillir son propre ballon. Cette nouvelle montgolfière qui devrait porter les couleurs de la ville phare de l’Aubance, le plus haut possible dans le ciel, s’appellera « Aubancine ». Une convention a été signé entre la ville et la société « Montgolfières d’Anjou », pour une exploitation de cinq ans. Cette société sera chargée de la faire voler dans toutes les manifestations importantes, notamment à Caluso, la ville jumelle et en Suisse, mais aussi dans plusieurs meetings français. Première sortie prévue : le 4 Juillet prochain pour la Rillaudée.
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