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Histoire succincte d’une habitation seigneuriale
Par Pierre Mevellec | le 22 Septembre 2008 | lu 3717 fois
En cette 25ème année des journées européennes du patrimoine, loin des incontournables musées, châteaux, églises et monuments, les autres sites font parfois figure d'exception. Cette année nous avons fait quelques infidélités à notre région de l’Aubance, pour arpenter les rives du proche Layon. Nous nous sommes donc laisser tenter par un lieu étonnant et insolite, qui nous dévoile son histoire de l’époque gallo romaine à nos jours.
Vue de la façade Nord du Château de Villeneuve
Situé sur la commune de Martigné-Briand, le Château de Villeneuve, propriété de Martine et François VANDANGEON, nous a enchanté lors de cette journée ensoleillée qui célébrait ‘‘ l’union du patrimoine et de la création ‘’ . Dans ce contexte, c’est un exemple de restauration qui nécessite une certaine volonté créatrice et un engagement de tous les jours. Au regard des soins de restauration que ses propriétaires et toute la famille mettent en œuvre au quotidien pour sauvegarder ce monument historique, nous ne pouvions pas faire l’impasse de vous faire partager cette agréable visite à l’aide de différents éléments d’archives compulsés et remis gracieusement à tous les visiteurs par les propriétaires que nous remercions également pour leur accueil très chaleureux.
Cet ancien monument nommé Ville neuve, " villa nova ", domaine foncier gallo romain idéalement situé à la frontière du pays angevin et du Poitou, la rivière du Layon en contrebas formant une frontière naturelle. La famille qui était propriétaire du domaine jusqu'à la fin du XVIe siècle était les " Villeneuve du Cazeau ". Il a ensuite appartenu à P. Boreau de la Besnardière, maire d'Angers puis à la famille de Monticourt puis au Prince de Croy qui l'a vendu aux actuels propriétaires en 1986. Depuis ce temps les travaux de rénovation se poursuivent.
Vue de la façade Sud du Château de Villeneuve
Sur le plan architectural, nous avons l'exemple typique d'une habitation seigneuriale où les parties agricoles côtoient les parties les plus nobles. Mais ici une particularité est cette disposition qui ménage une grande cour centrale. Un jardin inspiré d'une enluminure du roman de Renaud de Montauban (XVème siècle) y a été créé en 1991 (avec l'aide du Pr Grimal).
Un périmètre unique enserre demeure et exploitation. Dans le rectangle ainsi délimité l'habitation du maître ( logis au Sud), parallèle au petit côté et perpendiculaire au grand par sa moitié délimite deux ensembles : d'un côté le jardin noble (terrasse Sud en projet d'aménagement) mi ornemental mi potager au XVe), sur lequel ouvrent les principales croisées du logis, de l'autre, la cour utilitaire autour de laquelle s'alignent granges, étables, écuries, habitats de serviteurs, pressoir, chapelle dédiée à Saint Sébastien, fuie à pigeons. Les façades aveugles de ces bâtiments agricoles formaient protection et une clôture entoure l’ensemble.
Le châtelet d'entrée, avec ses portes charretière et piétonnière a été vraisemblablement édifié par Emery de Villeneuve vers 1367. A sa droite, la chapelle Saint Sébastien où l'on devine encore les ouvertures en ogives cintrée.
Celles-ci ont été agrandies pour faciliter l'accès des foins lors de la transformation en ferme du domaine à la fin du XIXème. La fuie ronde à pigeons, qui se situait sur le côté Est, a été démolie à cette même époque pour laisser place à des porcheries également démolies. De même, la toiture de la tour d'escalier fut arasée.
Le logis possède le plan fondamental des demeures seigneuriales de l'Anjou : présence d'un étage avec une grande salle, lieu de vie communautaire du seigneur et trois chambres avec latrines en pignon; une tour d'escalier dont l'entrée se distingue par un élément décoratif, ici un immense linteau monolithe avec accolade. Aujourd'hui cet escalier est hors œuvre alors qu'à l'apogée du château, celui ci était semi engagé. En effet, une galerie reliait la tour d'escalier au bâtiment de gauche. Le rez-de-chaussée s'ouvrait à l'extérieur par trois arcades et un déambulatoire galerie ouverte vers l'extérieur existait à l'étage. Un retour d'angle rejoignait le bâtiment agricole au-dessus des caves. Cette partie a été démolie par un des propriétaires du XVIIème pour laisser la place à une travée classique et à l'intérieur à un escalier rampe sur rampe pratiqué dans le corps de bâtiment. Ce propriétaire voulait ainsi transformer la maison « entre cour et jardin ». La cheminée du rez-de-chaussée a disparu tandis que celle de l'étage restait suspendue. En démontant ces degrés de nombreux éléments sculptés de la cheminée ont été retrouvés, permettant de la recréer intégralement. Actuellement la visite du logis se limite au rez-de-chaussée. On y rentre par la porte située au centre de la façade et la sortie se fait par la tour d’escalier. Dans la grande pièce on aperçoit cette cheminée reconstituée. Le sol sera restauré en petit carreaux de pierre cuite anciens. Chaque pièce possède sa cheminée monumentale y compris à l’étage.
A pied de la façade Sud on peut admirer la vue au-delà de la rivière du Layon vers Tigné légèrement sur la gauche, les châteaux du Petit Riou et du Grand Riou en face puis Aubigné sur Layon à votre droite. Nous sommes ici dans ce qui était le jardin noble potager semi-ornemental en forme de terrasse prévu pour être recréer dans le pur goût italien. Nous avons bien une construction du XVème avec fenêtres à meneaux et traverses. Les croisées du niveau bas étaient protégées par des grilles. Le logis se termine par un pavillon massif qui possède une lucarne plus postérieure (XVIème), seule partie en tuffeau du logis, qui donnait sur la chambre du régisseur du domaine. Un décor « à fenestrage » orne la grande souche de cheminée. Le mur qui soutient cette terrasse s’est malheureusement effondré en décembre 2006 suite à des travaux de géothermie dans le sol et à des pluies importantes. Sa restauration sera prochaine.
Le château de Villeneuve n'a maintenant presque plus de secrets pour vous… On continue la visite par le jardin Sud et ses arbres précédés par un parterre qui représente les armes de la famille de Villeneuve (comme sur la girouette). Après avoir fait demi-tour on franchit la petite porte latérale à droite du logis pour arriver à la vigne en AOC Coteaux du Layon ou au verger. Pour clôturer cette visite on accède au jardin médiéval crée en 1993. Celui ci est composé d'une allée couverte en charmes conduisant à un labyrinthe en Ifs et la fontaine de jouvence. Une croix est formée par les carrés de plantes médicinales, la roseraie et son échiquier en cours de création, le potager et le parterre de fleurs. L’hôte des lieux nous invite à retrouver les topiaires basées sur l’histoire des chevaliers de la table ronde : le navire, le roi Arthur et son épée, la reine Guenièvre, le Graal et la cité fortifié de Camelot.
Enchantés de notre visite, nous laissons derrière nous cette grande demeure, dans l’espoir d’y revenir dans quelques années, au terme de cette restauration à laquelle nous avons été très heureux de participer ne serait ce que par notre modeste contribution de droit d’entrée et au travers de cet article nous encourageons les visiteurs à se déplacer en nombre pour les prochaines journées de visite.
Bibliographie :
- A . Sarrasin, Vieux logis en Anjou, imp. Farré, 1979
- V . Manasse, V. Orain, C. Cussonneau, « La Maison seigneuriale dans l’Est de l’Anjou »
- Archives départementales de l’Anjou, séries D et E.
- Eric Zeimert, Joel Cornec, sondages archéologiques, AFAN, SRA Pays de la Loire, 1995
- B. Barreault, F. Vandangeon, d’hier à demain, Martigné Briand, Hérault éd. 1984
Contact :
François VANDANGEON
Villeneuve
49540 Martigné Briand
Tel. 02 41 59 41 57
Fax. 02 4159 67 32
francois@vandangeon.fr
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Du tennis de table sur fond de jazz
À l’occasion du Tournoi des familles organisé par l’ASI Mûrs-Erigné le dimanche 1er mai, dans le complexe sportif Myriam-Charrier, la section tennis de table fêtera la Fête du muguet en accueillant un concert de jazz.
Dans le cadre de sa programmation culturelle, le centre Jean-Carmet présentera en effet la dernière étape de sa décentralisation avec le quartet « Not Five ». Ce groupe jouera de la musique swing, dosé à son propre goût avec une graine de musette et une autre de musique tzigane dans une formule modulable (guitare, piano, accordéon, basse, clarinette, violon). Entrée Libre.
Un marché du samedi à Mûrs-Erigné
À partir de samedi 9 avril, un marché est de nouveau organisé au parc du Jau, à Mûrs-Erigné. Venez vous approvisionner en fruits et légumes avec M. Joss, maraîcher, qui vous proposera des plants de légumes, des légumes et des fruits de saison ainsi que des tisanes maison. L'arbre à galettes, restaurant ambulant de crêpes et de galettes bio, sera aussi de la partie pour faire frémir vos papilles.
Le marché sera ouvert de 8h à 13h au parc du Jau.
Circulation modifiée sur l’A87
ASF (Autoroutes du Sud de la France) poursuit ses travaux d'aménagement sur l'A87, rocade Est d'Angers, en apportant des modifications de circulation provisoires.
Pour permettre la pose d’écrans anti-bruits, l’échangeur Parc des expositions (n°15) sera fermé partiellement dans le sens Paris-Le Mans /Cholet, quatre nuits consécutives du lundi 4 avril au jeudi 7 avril 2011.
La bretelle d’entrée en direction de Cholet sera fermée alors que la bretelle de sortie restera ouverte.
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