Ce n’est pas la partie la plus visible du festival. Elle se déroule un peu avant l’ouverture du centre Jean-Carmet et demeure inaccessible aux spectateurs. Pourtant elle rencontre à chaque fois le même succès auprès de ceux qui s’impliquent de près ou de loin dans la marche de la manifestation. Sous le barnum dressé en extérieur, le rituel dure le temps des discours, de quelques échanges avec les réalisateurs et les conférenciers, des remerciements aux bénévoles et d’un cocktail.
D’ailleurs, le directeur artistique François-Noël Pavie n’a pas manqué d’insister sur le travail fourni par l’équipe en charge de l’édition, citant notamment les membres de l’Association culturelle locale mais aussi les personnels techniques et logistiques de la commune. Il est aussi revenu sur le virage pris par le festival qui s’est engagé dans une décentralisation à travers notamment un partenariat avec le cinéma angevin des 400 Coups, lequel a récemment accueilli une avant-première autour du film « Tous au Larzac ».
De son côté, le maire Philippe Bodard a remercié tous ceux qui demeurent fidèles à la manifestation :
« Pourquoi merci ? Parce qu’à entendre les informations, on assiste à ce que j’appelle une dictature de la pensée unique. Et ce festival se veut quelque part, même s’il est orienté sur une thématique environnementale, un lieu ou on peut avoir le droit de penser et de dire autrement, un lieu de parole et de réflexion ». Et l’édile de conforter son propos en annonçant la présence de Maliens venus pour évoquer la pollution de l’eau provoquée dans leur village par la recherche d’uranium.
A propos des prix décernés aux jeunes réalisateurs, il a insisté en rappelant que le festival était avant tout un lieu d’expression cinématographique et qu’il permettait à des œuvres qui n’auraient peut-être pas droit de cité ailleurs d’être projetées.
Pendant ce temps-là, à l’intérieur du complexe culturel, des volontaires faisaient l’impasse sur la cérémonie en mettant la dernière main aux ultimes ajustements (mise en place de la billetterie, réglage des lumières, balances sono…). C’était juste avant que le public ne découvre une salle revisitée par un chaleureux décor aux couleurs du festival.
Festival du film nature et de l’environnement. Du vendredi 14 au vendredi 21 octobre 2011. Centre culturel Jean-Carmet, route de Nantes, 49610 Mûrs-Érigné. Tarif adultes : 4,50 € la séance, enfants (moins de 16 ans) : 1,50 € la séance. Pass festival : 17 € (adultes), 6 € (enfants). Renseignements : 02.41.57.81.87. Les détails du programme se trouvent sur le site internet du festival.