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Loisirs

Champagne pour le club oenophile.


Par Yannick Sourisseau | le 10 Décembre 2006 | lu 6406 fois

Depuis sa création, le club oenophile organise, chaque fin d'année, un repas de prestige à l'attention de ses adhérents et de leurs invités. Ce grand moment festif est une occasion de faire connaître ce club d'amateurs éclairés de bons vins et de se retrouver entre amis pour un accord mets – vins, le plus souvent de bonne facture. Au club oenophile on apprécie le bon vin, mais aussi la bonne nourriture, alors …



Gérad COGAN lors de ses envolées lyriques.
Gérad COGAN lors de ses envolées lyriques.
Ce vendredi 8 Décembre 2006, alors que les pantagruéliques repas de Noël et de la Saint Sylvestre sont encore un peu éloignés, le club oenophile de Brissac, organisait dans le superbe cadre du Fief de la Thioire, à Juigné sur Loire, son traditionnel repas de fin d'année. Et comme il est désormais de tradition, ce repas se doit d'être d'un niveau assez relevé, tant par sa nourriture, que par les vins qui l'accompagnent. Cette année, une fois n'est pas coutume, l'effort a été plutôt porté sur le vin, avec une dégustation de quelques bouteilles de champagne grand cru millésimé. Mais les assiettes n'ont pas démérité pour autant, même si pour réduire les frais de participation, le contenu n'était pas, en dehors des entrées, du niveau des vins présentés. Mais on ne pouvait pas avoir le champagne, le caviar et le foie gras. Et pour mieux apprécier le nectar proposé, il fallait mieux garder une place dans le porte-monnaie.

Alors, même si nous avons apprécié les petites cassolettes de noix de Saint Jacques sur fondue de poireau, les mini brochettes de rutabaga, et les huîtres en gelée sur lit de céleri, nous préférerons parlé du vin des vins, celui que l'on apprécie sur toutes les tables, dans tous les pays du monde, et surtout en cette période de fête qui s'annonce : le Champagne. Mais avant d'oser en parler faut-il bien le connaître car comme disent certains, il y a champagne et champagne.

Une cinquantaine de convives, pour la plupart membres du club oenophile et quelques invités, venus se rendre compte de l'ambiance qui règne au sein de cette assemblée épicurienne, avaient répondu à l'appel de Gérard COGAN, grand maître de cérémonie et son équipe. Et ce soir le terme de grand maître n'était pas trop fort, nous dirons même de grand initiateur, car en la matière notre désormais ami Gérard, sait présenter la chose avec l'art et la manière, tout en finesse et poésie, au point de donner envie d'une seule chose en l'écoutant : passer à la pratique au plus vite.

Mais Gérard COGAN sait faire attendre les plus pressés, qui lorsqu'ils passeront à l'acte se diront qu'ils ont eu raison d'attendre. Et ce soir, ce grand connaisseur, œnologue de formation et ami des meilleurs vignerons, nous en appris à tous sur la méthode pour choisir les meilleures cuvées et surtout sur l'art de les servir et les déguster. D'ailleurs lorsque Gérard se saisit de la première flûte, il l'ausculte comme un véritable médecin, en faisant tourner le récipient, en montrant à chacun les fines bulles qui viennent exploser à la surface et enfin moment suprême, en le décrivant comme une belle femme dont on apprécie le charme et l'élégance. Moment fort, empreint de lyrisme, au point que chacun n'ose plus porter les lèvres au verre, sauf à imaginer embrasser celle que Gérard COGAN vient de décrire avec autant de romantisme.

Et soudain c'est l'explosion de joie, en découvrant un "Moët et Chandon" grand cru, dont le prix de vente dépasse les 100 €, une cuvée prestige que la marque avait voulu produire pour se hisser au niveau du célèbre "Don Pérignon". Malheureusement, en matière de champagne, on ne récrit pas l'histoire. "Vous allez boire un champagne d'exception, mais jamais plus vous en boirez !" avait annoncé Gérard COGAN, provoquant du même coup une curiosité exacerbée chez les participants de cette soirée de gala. En effet ce champagne de qualité valait le coup d'être dégusté, surtout lorsque l'on sait qu'il ne sera plus commercialisé. Que chacun se rassure, malgré le prix, nous en avons bu seulement 5 bouteilles pour cinquante invités. Mais un champagne d'un tel niveau ne peut se boire qu'avec parcimonie. Pour ma part j'ai beaucoup apprécié le "Nicolas Feuillatte Brut ", une marque que l'on trouve parfois en grande surface et qui sait produire quelques cuvées d'élite.

Le reste du repas était arrosé de champagne d'une qualité nettement inférieure à ceux que les convives ont dégusté pendant l'apéritif. Un champagne ordinaire en quelque sorte, celui que nous boirons tous à Noël. Mais quand on a goûté au meilleur, il est toujours difficile de redescendre dans la gamme. Heureusement le club oenophile sait nous faire goûter et apprécier les meilleurs vins, au prix le plus juste. Ensuite libre à chacun de faire ses propres comparaisons, d'acheter en connaissance de cause et en fonction de son niveau financier.





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