Faire ses courses de Noël, sans quitter son fauteuil, une pratique utilisée aujourd’hui par un nombre croissant d’adeptes de la souris et du clavier. Si le commerce en ligne connaît un succès grandissant, Noël aura été difficile pour les cyber marchands car au point le plus fort de la fièvre acheteuse qu’ont connus les français en cette période, de nombreuses enseignes présentes sur le réseau Internet ont eu des difficultés à faire fonctionner correctement leur site de vente en ligne. Malgré cela, au vu des économies proposées, de nombreux consommateurs ont opté pour ce système de vente, même si parfois il fallait savoir rester patient.
En Loire Aubance nous avons rencontré un client des cyber commerçants, habitué des achats en ligne. Désireux de partager son expérience, tout en restant anonyme, nous l’appellerons Roger. Notre interlocuteur habite une des communes des bords de l’Aubance : Charcé Saint Elllier et il navigue sur le réseau Internet depuis de nombreuses années. Acheteur et vendeur sur le site d’enchères en ligne « eBay », il n’avait jamais osé effectuer de gros achats en ligne. Mais cette année il avait décidé d’offrir à sa petite famille une TV écran plat, dont le prix avoisinait les 1700 €. Le risque était donc très grand pour notre cyber acheteur. « J’utilise toujours des sites sécurisés pour effectuer mes achats, avec un eCarte Bleue, pour limiter les éventuelles fraudes » nous confie Roger, visiblement très prudent. « Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas le vendeur, car en général j’achète auprès d’enseignes connues, mais le transporteur » ajoute-t-il.
L’une des difficultés du commerce en ligne, c’est l’acheminement. Car si la transaction, se déroule en toute sécurité, c’est loin d’être le cas des transporteurs. « Le moins rassurant, c’est la Poste avec ses Colissimo. La Poste propose un suivi en ligne, mais il n’est pas toujours fiable, et malgré cette pseudo traçabilité, le colis peut être sorti du circuit par un employé indélicat » dit Roger. Et c’est tellement risqué que les plus grandes enseignes en ligne comme « Rue du Commerce » envoient leurs paquets anonymement avec une adresse d’expédition d’emprunt, ne permettant pas de repérer le contenu. « Les plus sûrs sont dans l’ordre UPS, DHL et Chronopost, mais les prix d’expédition sont un peu plus élevés. ». La Redoute, un des ténors de la vente par correspondance, présent aussi sur le web, propose le dépôt du colis chez un commerçant de proximité.
Pour son achat, Roger avait jeté son dévolu sur un écran de 50 pouces (127 cm de diagonale) en vente sur le site web « Rue du Commerce ». Vendu 1650 €, frais de transport compris, ce téléviseur était proposé dans plusieurs magasins d’Angers au prix de 1990 €, voir plus. L’affaire était donc intéressante.
Selon les indications du cyber marchand, la livraison serait effectuée, compte tenu de la taille du colis (1,80 m de longueur) et du poids (50 kg), par un transporteur spécialisé, dans un délai compris entre 7 et 10 jours ouvrés (du lundi au vendredi inclus, hors jours de congés). Le dimanche 16 Décembre, soit une semaine avant Noël, notre acheteur s’inscrit sur le site web de « Rue du Commerce » sélectionne l’objet et vérifie sa disponibilité. L’objet étant en stock, il sera expédié sous 24h, selon les informations du vendeur. Roger règle son achat à l’aide de sa eCarte Bleue et attend désormais une confirmation. Le lendemain, à la première heure, le vendeur demande par courriel, une preuve du lieu de livraison (par sécurité) et une copie d’une pièce d’identité. Roger scanne un quittance EDF et sa carte nationale d’identité et envoie le tout en retour au commerçant. Le 18 Décembre Roger reçoit un avis d’expédition, indiquant que le matériel a quitté la plateforme logistique de « Rue du Commerce », dans la banlieue lyonnaise. Le livreur devant l’appeler 48h avant la livraison, Roger n’a plus qu’à attendre. Selon son calcul, le délai de transport court à partir du lendemain et le colis devrait donc être livré entre le 28 Décembre et le 3 Janvier.
« Malgré ce qui était annoncé sur le site du vendeur, en terme de délai, j’étais un peu inquiet. Je savais que le matériel n’arriverait pas dans la hotte du Père Noël, malgré l’espoir des enfants, mais entre ce qu’indiquent les vendeurs et la réalité, il peut y avoir une marge, surtout en cette période de vacances ! » confie Roger.
Le 26 Décembre, le livreur appelle Roger, indiquant que son colis serait livré le lendemain entre 14h et 16h. Le 27 Décembre à 13h, le livreur sonne à sa porte pour livrer le colis. Ouf, le délai était bon, il était même meilleur que ce qui était annoncé. Ravi, Roger installe immédiatement l’engin pour le tester et vérifier qu’il fonctionne bien.
Et comme tout s’est déroulé normalement, Roger a envoyé un courriel de satisfaction à « Rue du Commerce ». « Ce n’est pas toujours le cas. Mais vu la période, je pense que les gens de chez Rue du Commerce ont réalisé un véritable exploit. Quand aux enfants, même si le cyber Père Noël a eu un peu de retard, ils sont heureux » conclu Roger, visiblement enchanté de son opération.