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Aglagla : attention virus transmissible !
Par Michel Barini | le 7 Février 2007 | lu 3266 fois
Coup de chaud sur Aglagla 3. Les concepteurs de l’Igloo ont inoculé la fièvre du vendredi soir à une salle Jean-Carmet archi bondée pour la première des trois soirées érimûroises. Keny Arkana, Mademoiselle K, Marcel et son orchestre, Kiemsa : réunir de tels noms sur le même plateau relevait du tour de force, ils l’ont fait et ont eu raison. L’ambiance était au bout avec 1400 spectateurs recensés à la billetterie.
Kiemsa : un an après, ils retrouvent leur public sur une scène angevine (photo Pascal Cherel).
Aglagla festival pour l’observateur lambda, ça ressemble à une autre dimension : un univers peuplé de jeunes gens, très jeunes souvent, réunis pour la grand’messe hivernale des musiques actuelles. Pour peu qu’il considère d’un peu trop près la moyenne d’âge de ceux qui l’entourent et qu’il se situe au-dessus, ce spectateur en viendrait à sombrer dans un grand moment de solitude face à cette jeunesse à l’unisson. Alors, comme pour se rassurer, il se surprendrait presque à chercher dans la foule tout individu ayant dépassé l’âge requis. Et il trouverait quand même quelques égarés…
Pour beaucoup, le festival Aglagla, c’est désormais une institution estampillée Igloo, quasiment un modèle déposé, au moins sur le département et à ce moment de l’année. C’est sa force : situé au cœur d’un hiver déserté par les festivals du genre et de cette durée (quatre jours), il attire tous les festivaliers en herbe ou patentés en leur proposant des affiches bien fournies. Ceux-ci n’ont ensuite que l’embarras du choix pour faire leur tri et sélectionner leur soirée. À moins qu’ils ne s’offrent la totale quand leur portefeuille le permet. Sur leurs seuls noms, les artistes invités sont pratiquement tous capables de remplir bien des salles en se produisant individuellement. Alors, imaginez l’aubaine de les avoir « servis » sur le même plateau…
Dommage pour eux ! Pourtant munis de leurs réservations mais sans doute trahis par la pendule, des retardataires ont raté l’ouverture du concert avec celle que l’on présente comme la sensation de la planète rap… Il est un peu plus de dix neuf heures et ça démarre sur les chapeaux de roues avec Keny Arkana. Petit bout de femme énergique en pantalon de jogging rouge, sweat à capuche griffé du « Che » sur la poitrine, elle annonce le combat qu’elle mène sur le bandeau qui lui coiffe la tête « La rabia del pueblo » (la rage du peuple). Elle interprète évidemment ses succès « La rage », « Pour tous ceux qui n’ont pas de terre d’asile » , « Ils ont peur de la liberté », « Karcher », dans un rap qui ne ressemble pas à celui qu’on nous présente habituellement, inégal, vindicatif, hostile. Son rap est certes engagé, revendicatif, altermondialiste, mais aussi nourri de foi et d’espoir. En bref, Keny Arkana a effectivement la rage comme le revendique son titre, mais visiblement pas la haine, loin s’en faut.
Une salle pleine à craquer dans une chaude ambiance
Accompagnée de trois musiciens, Mademoiselle K chante et joue de la guitare (photo Pascal Cherel).
Elle, c’est le phénomène rock dont tout le monde parle et qu’on s’arrache. Elle était dernièrement l’invitée de Nagui pour l’émission télévisée Taratata et fait l’objet de reportages laudatifs dans la presse spécialisée qui la compare à un « M » (Matthieu Chedid) au féminin. C’est dire si elle était attendue… Obscurité totale dans la salle, ovations, hystérie… Mademoiselle K apparaît dans la lumière retrouvée sous le déchaînement de guitares saturées. Silhouette androgyne, jean moulant, santiags, débardeur sexy, instrument en bandoulière, elle malmène sa guitare avec tant de conviction qu’elle en couvre presque sa voix. Qu’importe, c’est extrêmement rock, dévastateur, noisy disent les spécialistes. « Reste là » invoque l’assistance en lui suggérant ce titre avant d’apprécier son tube « Ça me vexe ». Le paroxysme est à son comble et la folie collective l’emporte sur la raison. Mais comment vont faire ceux qui arrivent derrière la belle pour lui succéder sur scène ?
C’est toujours le délire dans la salle pleine à craquer. L’ambiance ne faiblit pas, une clameur s’élève. « Marcel, Marcel !.. » scande l’auditoire qui s’est massé autour de l’arène. Sous ce nom saugrenu qui évoque les bals populaires et les guinguettes, on a six hurluberlus affublés de tenues disparates, clownesques, outrancières : slip léopard sur collants noirs, perruque rose fluo, lunettes à la Polnareff, chapeau de cow-boy, fuseau lamé, robe à fleurs, peignoirs, oreilles de lapin. À l’exemple de « Marcel et son orchestre » qui jouent rock, ska, rhythm’n’blues sur le mode festif, enlevé, joyeux, quelques jeunes un tantinet chauds voire cuits se laissent promener à bout de bras, les quatre fers en l’air, au dessus de la foule. Une dizaine de jeunes filles sont hissées sur scène par les musiciens et s’offrent un instant de gloire le temps d’un morceau.
Le costume cravate qu’ils portent ne fera pas illusion longtemps, ce ne sont pas des représentants de commerce qui déboulent littéralement sur scène, ce sont les Kiemsa, de l’écurie locale l’Igloo. Des survoltés 100.000 volts qui tombent la veste, la cravate, la chemise pour l’un d’eux et inondent la salle dans un tsunami de décibels à réveiller des acouphènes. Sautillants, bondissants, tel le chanteur Martin qui n’est pas le dernier à se déchaîner, ils embrasent la salle en fusionnant dans un tonnerre de sons et de décibels rock, ska, punk sur fond de cuivres chauffés à blanc et de guitares acérées pendant que les pantins désarticulés de tout à l’heure sont toujours brinqueballés dans les airs… Une heure et demie du matin, les instruments se taisent, le concert s’achève. Personne ne se résout à quitter les lieux…
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Du tennis de table sur fond de jazz
À l’occasion du Tournoi des familles organisé par l’ASI Mûrs-Erigné le dimanche 1er mai, dans le complexe sportif Myriam-Charrier, la section tennis de table fêtera la Fête du muguet en accueillant un concert de jazz.
Dans le cadre de sa programmation culturelle, le centre Jean-Carmet présentera en effet la dernière étape de sa décentralisation avec le quartet « Not Five ». Ce groupe jouera de la musique swing, dosé à son propre goût avec une graine de musette et une autre de musique tzigane dans une formule modulable (guitare, piano, accordéon, basse, clarinette, violon). Entrée Libre.
Un marché du samedi à Mûrs-Erigné
À partir de samedi 9 avril, un marché est de nouveau organisé au parc du Jau, à Mûrs-Erigné. Venez vous approvisionner en fruits et légumes avec M. Joss, maraîcher, qui vous proposera des plants de légumes, des légumes et des fruits de saison ainsi que des tisanes maison. L'arbre à galettes, restaurant ambulant de crêpes et de galettes bio, sera aussi de la partie pour faire frémir vos papilles.
Le marché sera ouvert de 8h à 13h au parc du Jau.
Circulation modifiée sur l’A87
ASF (Autoroutes du Sud de la France) poursuit ses travaux d'aménagement sur l'A87, rocade Est d'Angers, en apportant des modifications de circulation provisoires.
Pour permettre la pose d’écrans anti-bruits, l’échangeur Parc des expositions (n°15) sera fermé partiellement dans le sens Paris-Le Mans /Cholet, quatre nuits consécutives du lundi 4 avril au jeudi 7 avril 2011.
La bretelle d’entrée en direction de Cholet sera fermée alors que la bretelle de sortie restera ouverte.
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